Fabrice A. placé en détention de 40 jours en Pologne

Le tribunal régional polonais de Szczecin a annoncé mercredi avoir placé en détention provisoire pour 40 jours Fabrice A., le meurtrier présumé d'Adeline. Le fugitif, arrêté dimanche en Pologne, "a souhaité son transfèrement rapide en Suisse", selon un porte-parole du tribunal.

"Les autorités suisses disposent ainsi de 40 jours pour déposer une demande formelle d'extradition", a déclaré ce porte-parole, Michal Tomala. "Aussitôt le dossier complété, le tribunal pourra décider de l'extradition" du prisonnier.

Le dossier appuyant la demande d'extradition, constitué par la justice genevoise, va être envoyé "dans les jours qui viennent" à l'Office fédéral de la justice (OFJ), qui le transmettra ensuite aux autorités polonaises compétentes, a indiqué mardi le porte-parole du Ministère public genevois Henri Della Casa.

Une cérémonie religieuse à la mémoire d'Adeline, la sociothérapeute tuée alors qu'elle accompagnait le délinquant sexuel en sortie éducative, aura lieu lundi prochain à l'église d'Avusy (GE).

Sorties de détenus affectées dans plusieurs cantons

Conséquence de ce drame, les auteurs de crimes de sang et les délinquants sexuels seront privés de sortie pendant trois mois dans le canton de Vaud. Environ 70 personnes sont concernées, a annoncé la conseillère d'Etat Béatrice Métraux à la Radio télévision suisse (RTS).

A Genève, le conseiller d'Etat en charge de la sécurité Pierre Maudet avait annoncé le jour même de la découverte du corps d'Adeline, vendredi dernier, la suspension de toutes les sorties de détenus sous juridiction genevoise jusqu'à nouvel avis.

A Fribourg, le conseiller d'Etat en charge de la sécurité Erwin Jutzet a "donné comme instruction au service d'application des sanctions et des prisons de s'assurer que plus aucune sortie ne soit menée avec l'accompagnement d'une femme seule", a indiqué mercredi à l'ats Didier Page, responsable de la communication du département.

De son côté, le Valais a annoncé être en train de revoir tous les dossiers des condamnés "dangereux". A Neuchâtel, des procédures très strictes ont été mises sur pied après l'évasion à Gorgier en 2011.

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