OSCE: attaque verbale groupée contre la Russie

Le Conseil ministériel de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) s'est ouvert jeudi matin à Bâle par une attaque oratoire groupée contre la Russie, membre elle aussi de l'organisation. La crise ukrainienne était sur toutes les lèvres.

Si la discussion n'est pas rompue, les fronts ne se sont pas assouplis. Alors que commençait la longue série de déclarations des représentants de chaque pays en séance plénière, une constante se dessinait: de nombreux orateurs, le conseiller fédéral et président en exercice de l'OSCE Didier Burkhalter en tête, ont pointé du doigt la Russie comme agresseur en Ukraine et son annexion "illégale" de la Crimée.

La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini et son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier ont condamné la violation territoriale de l'Ukraine par la Russie et exigé la mise en œuvre des accords de Minsk (cessez-le-feu conclu en septembre).

Principal concerné, le ministre ukrainien des affaires étrangères Pavlo Klimkin a lancé un vibrant appel à la communauté internationale pour renforcer les pouvoirs de l'OSCE afin qu'elle puisse prendre des mesures décisives. Il a accusé Moscou d'avoir violé les principes d'Helsinki.

Rencontres bilatérales

La réponse russe n'a pas tardé: son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov a rejeté une bonne partie de la responsabilité du conflit sur l'Union européenne, rappelant qu'"il y a un an, on aurait pu éviter le drame". Mais l'UE a "bloqué les discussions trilatérales" entre Kiev, les séparatistes ukrainiens et Moscou et "appuyé un coup d'Etat", a soutenu M. Lavrov.

La journée de jeudi était très largement consacrée à la crise ukrainienne. Alors que les orateurs se succédaient devant l'assemblée, les rencontres bilatérales se succédaient à un rythme effréné. Au petit matin déjà, avant même l'accueil des ministres au centre des congrès de la Foire de Bâle, M. Burkhalter s'est entretenu avec Mme Mogherini.

/ATS


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