Vaud et Genève ne veulent pas des "miettes" du Fonds routier

Le fonds routier FORTA suscite le mécontentement dans la métropole lémanique. Vaud et Genève estiment qu'ils ne reçoivent que les "miettes" du projet, alors qu'ils produisent près du quart de la richesse du pays. Ils veulent faire entendre leur voix à Berne.

Le Conseil fédéral a mis en consultation la création d'un fonds pour financer ses projets routiers (Fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération - FORTA) et une liste de projets qui accompagne cette première étape.

Pour faire entendre leur avis et parler d'une seule voix, trois conseillers d'Etat, des élus et des représentants des milieux économiques issus des deux cantons ont participé jeudi à une "conférence-débat-réseautage" du comité rail-route Vaud-Genève. Rudolf Dieterle, directeur de l'Office fédéral des routes (OFROU) a fait face aux mécontents.

Sur le principe, les deux cantons lémaniques soutiennent la création d'un fonds routier inscrit dans la Constitution. Mais ils émettent de fortes réserves sur les modalités prévues pour alimenter le fonds ainsi que sur le choix des projets retenus. Le contournement de Morges, par exemple, n'en fait pas partie.

"Arnaque du siècle"

En matière de mobilité, il ne doit pas y avoir "une Suisse à deux vitesses". Il n'est "pas acceptable" que la région zurichoise se développe et que l'Arc lémanique soit défavorisé, a expliqué le conseiller d'Etat vaudois Pascal Broulis.

"C'est l'arnaque du siècle pour les Romands", a renchéri le secrétaire patronal Patrick Eperon, en marge de la réunion. D'ici 2040, FORTA prévoit 320 millions d'investissements pour l'Arc lémanique, avec notamment l'élargissement à six pistes du tronçon Nyon-Coppet, sur un total de 7,2 milliards.

Sur ce montant, 1,7 milliard iront au contournement de Lucerne et 1,8 milliard au contournement de Berne.

/ATS


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