Isabelle Chevalley affronte le journal satirique "La Tuile"

Le Tribunal de première instance de Porrentruy (JU) doit décider mercredi si un journal satirique peut tout écrire, y compris des insultes. Pierre-André Marchand, rédacteur en chef de "La Tuile", répond notamment de diffamation, voire calomnie, et injures proférées à l'encontre de la conseillère nationale Vert'libérale Isabelle Chevalley.

A cela s'ajoute encore le fait "d'avoir jeté sur cette dernière le soupçon de tenir une conduite contraire à l'honneur", précise l'acte d'accusation. Le prévenu et la plaignante ont été accueillis devant le tribunal par quelques manifestants. Portant des pancartes, ils affichaient leur opposition aux éoliennes et à la politicienne vaudoise aux mots de: "Non aux éoliennes", "Non au massacre de nos horizons" ou encore "Pour la liberté d'expression":

Quatre publications du journal jurassien sont en cause: les numéros de janvier, mars, avril et juin 2012. Car la feuille satirique n'y va pas de main morte. La politicienne vaudoise est traitée de tous les noms d'oiseaux, en mode vulgaire et peu élégant. Un vocabulaire grossier pour lequel comparaît Pierre-Alain Marchand devant le juge pénal Pascal Chappuis.

Contexte très agité

Ces articles ont été écrits dans un contexte très agité dans le cadre d'implantation d'éoliennes. Fin 2011, les oppositions se sont multipliées contre des projets de grands groupes énergétiques suisses, notamment la création d'un parc éolien à Delémont et de nouvelles hélices à St-Brais, lancés par les services industriels genevois (SIG).

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