L'ASLOCA exige des mesures pour freiner la hausse des loyers

Le moment est venu de concrétiser les mesures mises en route cette année par le Conseil fédéral pour freiner la hausse des loyers, estime l'Association suisse des locataires (ASLOCA). L'organisation a lancé à Berne une campagne en ce sens.

L'ASLOCA réitère son soutien au projet visant à rendre obligatoire l'annonce au nouveau locataire du tarif précédent, ainsi que la justification des hausses éventuelles. Une révision du droit de bail, en consultation jusqu'à fin septembre, qui veut aussi interdire toute augmentation-surprise durant la première année.

L'association suit avec attention une autre piste évoquée par le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann en janvier: accorder la priorité aux communes pour bâtir des logements à prix modéré sur des terrains de la Confédération. Seraient ici concernées des surfaces détenues par les CFF ou armasuisse, centre de compétences affilié au Département de la défense (DDPS).

L'attention porte aussi sur la proposition d'encourager la construction d'habitations bon marché via la loi sur l'aménagement du territoire. Une possibilité que le gouvernement a déclaré vouloir examiner.

Présentées le 15 janvier, trois semaines avant la votation sur l'initiative contre l'immigration de masse, ces idées émanent du groupe de travail Villes-Cantons-Confédération, écrit l'ASLOCA. L'association s'attend à mener campagne sur plusieurs années, afin que "ces intentions se traduisent en actes". Pour illustrer sa démarche, elle a monté une chambre dans la rue à Berne.

Propriétaires mécontents

Du côté des propriétaires, les projets du Conseil fédéral passent plutôt mal. La Fédération romande immobilière (FRI) déplorait en mai qu'"il est insensé de rendre obligatoire (...) l'utilisation d'une formule officielle indiquant le précédent loyer". Les cantons ne connaissant pas de pénurie de logements seront également touchés par la mesure, regrette-t-elle.

Concernant la proposition d'empêcher les augmentations de loyer durant un délai d'un an, la FRI ne se montre pas plus tendre avec le gouvernement. Elle estime que cette mesure "contredit tous les beaux discours politiques concernant la nécessité d'encourager les travaux énergétiques en vue de répondre à la Stratégie énergétique 2050."

/ATS


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