L'aérodrome militaire de Sion va fermer

Le départ de l'armée de l'aéroport de Sion est une déception pour l'Etat du Valais, même si la porte n'est pas totalement fermée, a déclaré mardi le chef du département de la sécurité Oskar Freysinger. La présence de jets reste le paramètre central.

"J'ai un oeil qui rit et un oeil qui pleure", a dit M. Freysinger. A côté de la déception due à l'aéroport, les autres éléments sont positifs. Le canton a eu l'assurance du maintien du poste de commandement de la Patrouille des Glaciers en Valais.

Une école de recrues de police militaire prendra ses quartiers à la caserne de Sion. L'armée laissera le complexe de Savatan à la disposition de l'école de police des cantons du Valais et de Vaud.

Pour l'aéroport, la porte n'est pas totalement fermée. M. Freysinger s'est dit prêt à poursuivre les négociations. Mais, selon lui, la position de la ville de Sion est l'élément central.

Signaux négatifs

La décision a été prise en raison des signaux négatifs donnés par la ville de Sion, explique M. Freysinger. Mais l'armée ne mettra pas 30 millions de francs dans les infrastructures sédunoises si elle ne peut pas faire voler de jets et y stationner une escadrille.

La ville de Sion n'est pas favorable à la présence d'avions militaires à réaction en raison des nuisances sonores. Le canton du Valais est d'accord avec la présence d'une escadrille mais avec des mesures pour limiter le bruit à son niveau de 2001.

La date butoir pour infléchir la décision de l'armée est fixée au 31 janvier, précise M. Freysinger. Les mesures annoncées prendront effet d'ici la fin de la décennie, en 2020 pour l'aéroport et en 2019 pour le complexe de Savatan.

Les places d'armes de Moudon, Fribourg et Genève fermées

Des rumeurs sur la reconversion de la caserne de Moudon en centre de requérants d'asile circulent dans plusieurs médias. Ueli Maurer, ministre de la défense, ne les a pas confirmées. "Plusieurs options sont ouvertes et doivent être discutées", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

S'exprimant sur la fermeture de l'aérodrome militaire de Sion, Ueli Maurer s'est déclaré "conscient que ça aura des effets pour la ville". "C'est la place militaire à laquelle on pouvait le plus facilement renoncer. Nous n'avons plus assez d'avions pour maintenir tous nos aérodromes", a expliqué le ministre UDC.

L'armée renoncera également aux bases aériennes de Buochs (NW) et de Dübendorf (ZH).

/ATS


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