La Suisse doit prendre sa part de responsabilité, selon Burkhalter

La Suisse "doit prendre sa part de responsabilité dans ce monde global où un problème ici a presque toujours des conséquences ailleurs", a déclaré lundi Didier Burkhalter devant les ambassadeurs, consuls et responsables de bureaux de la DDC. Le meilleur moyen pour défendre les intérêts et les valeurs du pays est de rester ouvert.

Lors de son discours d'ouverture de la "Conférence des ambassadeurs et du réseau extérieur 2013" à Berne, le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a aussi précisé "qu'agir autrement, c'est courir le risque que l'on nous impose des réponses dont nous ne voulons pas". Plus de 230 représentants de la Suisse participent à cette discussion qui a lieu jusqu'a jeudi.

Didier Burkhalter est convaincu que la Suisse "peut et doit être une force d'innovation en politique étrangère". A l'exemple de l'initiative de Genève, qui propose des solutions réalisables pour de nombreux points de litige du conflit au Proche-Orient.

Une réflexion a lieu actuellement sur les moyens de la compléter afin de trouver des solutions concrètes aux négociations de paix en cours, a ajouté M. Burkhalter. Il a également exposé la politique européenne du Conseil fédéral, insistant sur la nécessité de régler les questions institutionnelles pour garantir la viabilité à long terme de la voie bilatérale.

Risques et sécurité

Le thème de cette conférence est "la Suisse répond aux risques et aux défis de politique étrangère et de sécurité".

Les réflexions porteront notamment sur la coopération internationale dans le domaine de la sécurité, les foyers de conflit actuels et le terrorisme, la promotion de la paix, la médiation et le désarmement, l'engagement de la Suisse dans des contextes fragiles (aide aux réfugiés) et sa politique de l'énergie et des matières premières.

Mardi, le président de la Confédération, Ueli Maurer, chef du Département de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), s'adressera aux participants. Les cinq autres conseillers fédéraux prendront part à certains séminaires.

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