La veloutée de Suisse centrale file vers sa perte, avertit le WWF

La veloutée de Suisse centrale file vers sa perte. Heureusement, elle s'y dirige au rythme de l'escargot. Mais dans quelques années, ce gastéropode extrêmement rare aura disparu de la surface de la planète, selon le WWF qui publie jeudi son bilan 2013 des espèces gagnantes et perdantes.

La veloutée de Suisse centrale ne vit que dans des zones extrêmement restreintes autour d'Engelberg (OW), à une altitude de 2400 à 2600 mètres. A l'instar d'autres espèces animales et végétales, ce gastéropode se déplace vers des régions plus élevées en raison de la hausse de la température due aux changements climatiques. Or le sommet de la montagne est bientôt atteint, constate le WWF.

En Suisse, l'organisation de protection de l'environnement a en revanche deux bonnes raisons de se réjouir. De retour depuis peu dans l'espace alpin après une disparition de près d'un siècle, le gypaète barbu a fixé un nouveau record en 2013: six couples ont élevé chacun un petit. La population de ce rapace atteint désormais 200 individus.

Quant au saumon, s'il est toujours considéré comme une espèce éteinte en Suisse, il existe des raisons d'être optimiste. Huit centrales hydrauliques construites sur le Rhin en France devraient en effet être aménagées pour permettre le passage du poisson, ce qui améliore les chances de voir le saumon revenir plus en amont, en Suisse, d'ici 2020.

Rhinocéros et panthère de l'amour

Au niveau mondial, les années se suivent et se ressemblent, le rhinocéros ayant même battu un bien triste record en 2013: 919 individus ont été braconnés rien qu'en Afrique du Sud, soit 50% de plus que l'an dernier, écrit le WWF. L'ONG relève la qualité d'équipement des braconniers qui négocient le kilo de corne de rhinocéros à près de 20'000 francs, avant tout sur le marché noir asiatique.

Bonne nouvelle en revanche pour la panthère de l'amour dont la population, cantonnée dans la région transfrontalière comprise entre la Chine, la Russie et la Corée du Nord, a augmenté de 50% en cinq ans. Elle reste cependant sensible, avec pas plus de 50 individus.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes