Le Conseil national refuse de couper dans le budget de l'armée

Après cinq heures de discussions déjà menées lundi, le Conseil national a poursuivi mardi ses débats sur le budget 2014 de la Confédération. Il a refusé de tailler dans les crédits de l'armée, comme le proposait le PS. La majorité bourgeoise a balayé toute une série de propositions.

Le camp rose-vert, emmené par Barbara Gysi (PS/SG), voulait surtout renoncer aux moyens prévus pour le Gripen, en attendant le verdict du peuple, qui se prononcera probablement en 2014 sur l'acquisition du nouvel avion de combat. Le PS proposait de biffer les 342 millions de francs destinés à alimenter le fonds d'acquisition, et les 245 millions prévus pour louer 11 avions avant la livraison des premiers appareils.

Mme Gysi a également proposé de réduire le plafond du budget de l'armée à 4,1 milliards de francs, au lieu des 5 milliards fixés. Elle exigeait en outre de couper dans différents postes, comme la location de locaux (-100 millions), l'armement (-40 millions), l'équipement personnel (-10 millions) et le budget d'Air 14, la manifestation destinée à commémorer les 100 ans de l'armée de l'air (-10 millions).

Tir nourri du camp bourgeois

La majorité bourgeoise a contre-attaqué par un tir de barrage nourri contre ces "économies drastiques". Les revendications de la gauche ont ainsi été nettement rejetées, par des scores de plus de deux contre un. Seuls les votes sur le Gripen ont été un peu plus serrés, les Vert'libéraux s'alliant aux socialistes et aux Verts contre les fonds prévus pour le nouvel avion.

Le plénum a aussi tenu à ce qu'en cas de refus de l'achat du Gripen par le peuple, les 342 millions prévus pour le fonds puissent être utilisés pour l'acquisition de matériel d'armement.

Les débats se poursuivent. Ils devraient durer toute la matinée.

Programme d'armement

L'armée recevra par ailleurs 740 millions pour divers achats d'armement. Après le National, le Conseil des Etats a accepté par 32 voix sans opposition le programme 2013. Les 209 millions destinés à l'infrastructure de télécommunication, sans être combattus, ont été les plus discutés.

/ATS


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