Le chef des urgences de l'Hôpital du Valais démissionne

Le Dr Daniel Fishman, médecin chef du service des urgences de l'Hôpital du Valais, a annoncé sa démission. L'homme est las des "inacceptables" attaques dont l'établissement est la cible. Sa décision a été accélérée par la récente annonce du départ du patron de la chirurgie.

"Toutes ces années, je me suis investi avec toute l'équipe pour un projet de service de santé public fort en Valais. Mais ce projet se fait progressivement démanteler", regrette amèrement le Dr Fishman.

Maillon d'une longue chaîne, le service des urgences travaille main dans la main avec les différents services, dont celui de la chirurgie. Or, ce dernier est dans la tourmente depuis plusieurs mois et son chef, contesté, a récemment annoncé sa démission.

Un dénouement inacceptable pour le Dr Fishman qui a publiquement soutenu le patron de la chirurgie, victime selon lui d'un "lynchage médiatique". "Les attaques incessantes contre le chirurgien et notre établissement ont pris des proportions incompréhensibles et inacceptables. Tout ce qui a été dit est faux", dénonce-t-il.

Point de non-retour

Le départ prévu du patron de la chirurgie de l'Hôpital du Valais a été comme un déclic pour le médecin chef du service des urgences: "un point de non-retour. Il y a deux semaines, j'ai donc envisagé de démissionner".

Le départ du Dr Daniel Fishman sera effectif dans les délais contractuels de six mois. Après dix ans ans consacrés aux urgences valaisannes, l'homme s'en va sans projet d'avenir: "J'ai des contacts mais rien de précis. J'ai été fabriqué dans le service public, c'est donc là que j'espère continuer", indique-t-il.

Contexte houleux

Les démissions du patron de la chirurgie et du médecin chef du service des urgences de l'Hôpital du Valais interviennent dans un contexte houleux.

Pour mémoire, le chef de la chirurgie a été la cible d'attaques, notamment après trois décès suite à des opérations de chirurgie dites hautement spécialisée. Une dénonciation pénale a été déposée par la famille d'une de ces personnes.

Une enquête interne a réhabilité le chirurgien. En parallèle, le canton a mandaté une expertise médicale. La présentation du rapport final de cette dernière a été repoussée au mois de mars.

/ATS


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