Le financement de l'infrastructure ferroviaire devrait être accepté

En attendant une première tendance sur l'initiative UDC contre l'immigration de masse, les projections sur les deux autres sujets de votations fédérales sont tombées. Le financement de l'infrastructure ferroviaire devrait passer la rampe par 62% des voix.

Quant à l'initiative "financer l'avortement est une affaire privée", elle devrait être rejetée par 70%.

Les Argoviens ont adopté l'initiative sur l'immigration par 55,2% des voix, le financement du rail par 55,4%, alors qu'ils ont refusé le texte sur financement de l'IVG par 63,9%. Schaffhouse a également accepté le texte des démocrates du centre à 58,1%, selon les résultats définitifs.

Initiative rejetée à Genève

A Genève, après dépouillement de 90% des bulletins de vote, l'initiative contre l'immigration est rejetée par 60,7% des votants. Le fonds pour le rail obtiendrait 76% de "oui" et l'initiative des milieux anti-avortement 86 de "non".

A Bâle, le dépouillement partiel montre 60% d'opposition au texte contre l'immigration de masse, près de 75% à celui sur le financement des IVG et 71% de soutien au rail. A Zurich, l'initiative UDC échouerait par près de 54% des voix, d'après une première projection.

Remise en cause des bilatérales

L'initiative populaire de l'UDC "contre l'immigration de masse" occupe le terrain politique depuis des mois. En toile de fond, le risque d'un coup de gueule populaire contre les effets néfastes, mis en avant par l'UDC, de la libre circulation sur l'emploi, le logement et les transports.

Cette votation, première d'une série sur le même sujet, fait craindre une remise en cause de tout l'édifice bilatéral avec l'Union européenne en cas d'acceptation.

Leuthard soulagée?

La ministre des transports Doris Leuthard, à peine digéré son échec sur la hausse du prix de la vignette autoroutière, devrait pouvoir souffler un peu avec le financement de l'infrastructure ferroviaire.

Dernier objet soumis au verdict du peuple, l'initiative "financer l'avortement est une affaire privée", lancée par les milieux anti-avortement, vise à supprimer la prise en charge par l'assurance-maladie des interruptions volontaires de grossesse (IVG) sauf rares exceptions.

/ATS


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