Les Suisses convaincus que la caisse unique fera baisser les primes

Si les Suisses devaient voter maintenant sur la caisse unique, l'initiative lancée par la gauche et les associations de consommateurs serait acceptée, selon un sondage du Moniteur de la santé 2013 publié lundi. Quelque 50% des citoyens voteraient "oui" contre 28% de "non", a annoncé l'institut de recherches gfs.bern.

Le taux de "oui" à une initiative populaire est régulièrement élevé avant le début de la campagne et tend à baisser jusqu'à la votation, a toutefois rappelé le directeur de l'institut Claude Longchamp, à Berne devant les médias. Et au moment du sondage, seule un peu plus de la moitié des 1205 personnes interrogées disaient avoir entendu parler de l'initiative "Pour une caisse publique d'assurance maladie".

En revanche, 374 sondés sont déjà certains qu'ils se rendront aux urnes pour voter sur cet objet. Parmi ces derniers, le taux d’approbation est encore plus élevé que pour l'ensemble, soit de 65%, relève aussi le Moniteur de la santé 2013, mené par gfs.bern sur mandat de l'association des entreprises pharmaceutiques Interpharma.

Faire baisser les coûts

Les arguments pro-caisse publique les plus populaires: une meilleure réglementation de la concurrence et une diminution de la chasse aux bons risques. La plupart (86%) des sondés sont d'avis que la caisse unique permettrait de mieux régler la concurrence et 84% d'entre eux que la situation actuelle engendre une chasse aux personnes jeunes et en bonne santé.

Mais pour Claude Longchamp, l'argument décisif "pour se forger une opinion" est le montant des primes. Un peu plus de la moitié des personnes interrogées est d'avis que les primes maladie vont baisser grâce à la caisse unique.

Préserver la qualité

Parmi les arguments contre une caisse publique, font mouche ceux qui relèvent de la qualité des soins. Ainsi 69% des sondés jugent que l'assurance de base actuelle a fait ses preuves et 56% craignent une réduction des prestations sans que le patient ne puisse changer de caisse. Ils sont pourtant 58% à penser qu'avec la caisse unique le bien-être des patients passe avant les intérêts économiques.

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