Les Suisses diraient oui à l'initiative sur la caisse unique

Les partis de droite entrent dans l'arène pour contrer la caisse maladie publique. L'acceptation de l'initiative de gauche ne diminuerait ni les coûts de la santé ni les primes, selon eux. Cependant, un sondage du Moniteur de la santé 2014 montre que si les Suisses devaient voter maintenant, l'initiative populaire serait acceptée.

La Suisse bénéficie d'un très bon système de santé. Forts de cet avis, UDC, PLR, PDC, PBD et Vert'libéraux défendent le statu quo. Même si les primes ne cessent d'augmenter, les assurés peuvent influencer leur facture en décidant d'une franchise plus ou moins élevée et d'un modèle alternatif.

En Suisse romande, le comité de droite fera campagne à coups d'affiches et d'annonces montrant une foule mise en boîte sous le slogan "tous dans la même caisse?". Les autres régions auront droit à leur propre propagande. En Suisse alémanique, le concept mise sur un patient devenu anonyme, alors qu'au Tessin, l'assuré est pris dans une trappe à souris.

Initiative acceptée

Si les Suisses devaient voter maintenant sur la caisse unique, l'initiative populaire serait acceptée, révèle un sondage du Moniteur de la santé 2014. Quelque 49% des citoyens voteraient favorablement, contre 38% négativement.

Au moment du sondage, seules 29% des personnes interrogées ont déclaré vouloir se rendre certainement aux urnes. Par rapport à l'année précédente, le oui à l'initiative populaire "Pour une caisse publique d'assurance-maladie" perd 16 points, alors que le non en gagne 10, indique le Moniteur de la santé 2014, mené par gfs.bern sur mandat de l'association des entreprises pharmaceutiques Interpharma.

Satisfaction envers la LAMal

Le degré de satisfaction du système de santé tel qu'il est régi par l'actuelle loi sur l'assurance maladie (LAMal) a encore dépassé celui de l'année dernière. En 2014, 81% des sondés sont positifs ou plutôt positifs, contre 76% en 2013. Seuls 10% tirent un bilan plutôt négatif. En 2011, ce rapport était encore de 55% contre 35%, précise Interpharma.

/ATS


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