Les éléphants auront une vie sociale dans leur parc flambant neuf

"Paris a la Tour Eiffel, Rome le Colisée. Zurich a maintenant son parc à éléphants." Par ces mots teintés d'ironie, le président du Zoo de Zurich Martin Naville a présenté mercredi l'imposant espace. Pionnier en Suisse, le nouveau parc permet aux pachydermes d'avoir une vie sociale.

Le parc Kaeng Krachan offre six fois plus de place aux six éléphants du zoo. Les animaux peuvent donc se mouvoir plus librement, dans des conditions plus proches de celles qu'ils connaissent dans la nature, a expliqué mercredi devant les médias le directeur de l'établissement Alex Rübel.

Le personnel à l'écart

Le rapport entre les éléphants et les soigneurs diffère également des pratiques précédentes. Désormais, les seconds ne pénètrent plus dans l'espace de vie des premiers, mais se tiennent à l'extérieur de celui-ci.

Ils s'occupent de leurs protégés à travers une paroi spéciale, munie d'une ouverture. Les éléphants peuvent ainsi développer leur structure sociale et les soigneurs y gagnent en sécurité, a complété Robert Zingg, curateur.

Baignade

Parmi les nouveautés, l'eau figure en bonne place. Six bassins sont répartis sur l'ensemble de la surface. Bons nageurs, les pachydermes apprécient la baignade, ne serait-ce que pour réguler la température de leur corps ou préserver la bonne santé de leur peau.

Cette proximité avec les animaux caractérise l'ensemble du concept. Les visiteurs pourront, dès l'ouverture agendée samedi, les côtoyer de près.

"Qualité de vie"

Le parc Kaeng Krachan, du nom du parc national de Thaïlande où le zoo soutient un projet de préservation des éléphants, veut offrir une meilleure qualité de vie aux principaux intéressés. "Zurich figure souvent en haut du classement en ce qui concerne la qualité de vie des humains. Maintenant, c'est aussi le cas des éléphants", s'est félicité Martin Naville, président du conseil d'administration.

57 millions

Ce "jalon" de l'histoire du zoo se traduit dans la facture finale. Estimée à 41 millions de francs au début, elle s'est portée à 57 millions, a reconnu Martin Naville. "Mais cela en valait la peine."

/ATS


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