Les experts suisses penchent pour un empoisonnement au polonium

Les experts suisses qui ont investigué sur le décès de Yasser Arafat penchent pour un empoisonnement au polonium, mais sans être toutefois totalement affirmatifs. Les résultats obtenus sont "plus cohérents" avec ce scénario qu'avec l'hypothèse inverse, estiment-ils.

"Nos résultats peuvent soutenir raisonnablement que la mort a été la conséquence d'un empoisonnement au polonium-210", a déclaré jeudi le professeur Patrice Mangin, directeur du Centre universitaire romand de médecine légale (CURML).

M. Mangin et le professeur François Bochud, directeur de l'Institut de radiophysique appliquée, ont livré un exposé technique sur la méthode utilisée pour analyser les prélèvements effectués fin 2012 sur la dépouille du leader palestinien. Leurs conclusions sont très nuancées. Selon les experts, les doses de polonium détectées indiqueraient forcément l'intervention d'un tiers.

L'ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon avait donné l'ordre de ne pas tuer Yasser Arafat, a affirmé jeudi un ex-conseiller du Premier ministre israélien, Raanan Gissin, qui était également alors porte-parole de l'ancien chef du gouvernement.

Un porte-parole du Fatah, le mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas, a lui indiqué que "les résultats du rapport d'analyse sur la dépouille de Yasser Arafat" ont montré que l'ancien raïs "avait été empoisonné au polonium". "Ce qui signifie que le crime a été commis par un Etat", condamne Abou Youssef.

M. Youssef a appelé à la constitution d'une "commission d'enquête internationale sur le meurtre du président Arafat".

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