Les infirmiers font les frais des économies dans les hôpitaux

Les infirmières et infirmiers qui travaillent dans les hôpitaux suisses et européens ressentent la pénurie de personnel. Il leur manque souvent du temps pour certaines tâches, comme le dialogue avec les patients ou les explications à leurs proches, selon une étude de l'Université de Bâle rendue publique lundi.

Le personnel infirmier doit en outre souvent déterminer lui-même quels sont les soins qui peuvent être offerts aux patients et de quelles mesures on peut se passer, écrit l'Institut des sciences en soins infirmiers. Les chercheurs ont interrogé 33'500 infirmières et infirmiers qui travaillent dans 488 hôpitaux répartis dans 12 pays.

En Suisse, 1630 diplômés en soins infirmiers provenant de 35 hôpitaux ont répondu aux questions. Un peu plus de la moitié des sondés ont dit avoir dû laisser tomber les entretiens avec les patients lors de la journée de travail précédant l'interview.

Plus du tiers (38,5%) n'a pas pu actualiser le plan des soins et près d'un tiers (31%) n'a plus eu le temps de donner des informations sur les soins au patient ou à ses proches. Un quart d'entre eux, enfin, n'a pas eu assez de temps pour effectuer les soins d'hygiène buccale.

René Schwendimann, directeur de domaine à l'institut bâlois, a précisé à l'ats que, dans les hôpitaux suisses, le nombre de mesures laissées de côté varie entre une et quatre. Les résultats détaillés de l'étude seront publiés au printemps 2014.

/ATS


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