Les projets de délocalisation du CICR alarment Micheline Calmy-Rey

Le projet du CICR de délocaliser certains services hors de Genève préoccupe Micheline Calmy-Rey. Dans une interview donnée au "Matin Dimanche", l'ancienne conseillère fédérale a demandé au nouveau président de l'organisation Peter Maurer de "réfléchir longtemps" avant de s'engager dans une telle voie.

L'idée du CICR de délocaliser d'autres services que la comptabilité et la logistique a surpris Mme Calmy-Rey. Pour elle, l'organisation, qui bénéficie beaucoup de l'image de la neutralité suisse, a tout à gagner à conserver son ancrage helvétique. Le CICR est par ailleurs d'une grande importance "pour la Genève internationale et pour la Suisse".

"La Genève internationale est souvent critiquée, notamment par les Genevois. Nous devons réaliser tous les avantages que la Genève internationale apporte à la Suisse, pour la défense de ses intérêts et sa présence dans le monde", a souligné l'ancienne présidente de la Confédération. Mme Calmy-Rey est cependant consciente que tout n'est pas parfait au bout du lac.

"Il y a encore des points faibles au niveau des conditions-cadres." L'ancienne conseillère fédérale a notamment évoqué dans l'interview le manque de logement, qui constitue un "vrai handicap à la venue d'organisations internationales". Elle a aussi parlé du problème de la sécurité, dont se plaignent aussi bien les Genevois que les internationaux.

Soigner la Genève internationale

Pour Mme Calmy-Rey, la Suisse se doit de soigner la Genève internationale. "Nous ne sommes plus seuls" pour accueillir les organisations internationales, a-t-elle rappelé. La concurrence est devenue vive. Des pays ont en effet réalisé qu'héberger de telles organisations "apportait beaucoup à la politique étrangère".

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