Nouvelles directives pour la pêche de petits poissons

En Suisse, les pêcheurs à la ligne sont désormais tenus de mettre à mort immédiatement les petits poissons, en les assommant ou en combinant "rupture de nuque" et coup sur la tête. Les autorités fédérales confirment aussi qu'il est interdit de pêcher des poissons dans l'intention de les remettre à l'eau.

L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) et l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), en tant qu'autorités de surveillance, ont élaboré des directives pour les autorités cantonales. Le but est de clarifier la situation juridique, écrivent-elles lundi dans un communiqué.

Selon celles-ci, les pêcheurs à la ligne doivent mettre à mort immédiatement leurs prises destinées à la consommation. La méthode usuelle, pour les poissons de plus de 22cm, consiste à étourdir l'animal le plus rapidement possible en lui assénant un coup sur la tête ou en lui brisant la nuque, puis à le mettre à mort au plus vite en le saignant par incision des branchies ou en l'éviscérant.

La saignée des petits poissons de moins de 22cm est par contre jugée difficile à mettre en pratique. Les pêcheurs peuvent donc s'en passer. Pour ces poissons, il faut éviter de recourir à la seule méthode "rupture de la nuque" sans donner un coup supplémentaire sur la tête: mal effectuée, elle risque de paralyser l'animal sans le tuer, écrivent l'OFEV et l'OSAV.

Contrainte interdite

Il est par ailleurs interdit de pêcher des poissons à la ligne avec l'intention de les remettre à l'eau, car il ne faut pas exercer une contrainte sur un animal sans raison valable, indiquent les offices. Et de préciser qu'en Suisse, il n'existe aucun lieu de pêche avec remise à l'eau obligatoire des poissons capturés (secteurs "no kill" ou "catch and release").

Les poissons appartenant à une espèce protégée ou pêchés durant la période de protection doivent par contre être remis à l'eau après avoir été capturés. Ceci doit se faire immédiatement et en évitant les manipulations comme le fait de les mesurer, les peser ou les photographier, qui sont susceptibles de stresser le poisson, expliquent encore l'OFEV et l'OSAV.

Récemment, la Commission fédérale d'éthique pour la biotechnologie dans le domaine non humain (CENH) est arrivée à la conclusion qu'on ne peut pas exclure que certaines espèces de poissons soient dotées de sensibilité.

/ATS


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