OSCE: pour Didier Burkhalter, la Suisse est plus respectée

Le président de la Confédération Didier Burkhalter estime que la Suisse est plus respectée après son année de présidence de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). "Nous pouvions nous faire beaucoup d'ennemis", notamment avec la guerre en Ukraine, remarque-t-il.

"A plusieurs moments, nous avons été fortement critiqués", déclare M. Burkhalter dans une interview diffusée dimanche par le "Matin Dimanche". S'il est difficile de dire si la Suisse a plus d'amis, elle est en tout cas plus respectée, ajoute-t-il.

Pour le ministre suisse des Affaires étrangères, la Confédération n'a jamais été aussi présente sur la scène internationale qu'en 2014. Malgré la neutralité, "nous avons réussi à faire comprendre que la Suisse peut délivrer, plus qu'un message, des actions qui permettent de se rapprocher d'une solution", poursuit-il.

Il note que cet engagement international "rapporte aussi la prospérité et la stabilité" en Suisse. "Nous ne pouvons pas agir seuls de notre côté ou laisser faire les autres et se plaindre".

"Construire des ponts"

A propos du conflit en Ukraine, M. Burkhalter relève que le manque de dialogue avec Moscou a "clairement été un problème". Il "ne jette la pierre à personne", mais "constate simplement qu'il y avait une mauvaise compréhension réciproque".

Au début mai, le président de l'OSCE s'est rendu en Russie pour y présenter une feuille de route pour une sortie de crise. "Mon voyage à Moscou n'était pas évident", précise-t-il, soulignant que beaucoup des 57 membres de l'OSCE n'y étaient pas favorables.

"Nous avons dû construire des ponts entre toutes les parties", relève-t-il. Selon lui, les contacts réguliers avec la Russie, et notamment son président Vladimir Poutine, ont permis de faire des progrès. "Il faut savoir que la présidence russe n'était pas favorable à l'OSCE", estime M. Burkhalter.

Le ministre suisse des Affaires étrangères indique que le soutien de l'Allemagne a été décisif. "La Suisse a joué sa propre partition, mais il était nécessaire que l'Allemagne nous soutienne", relève-t-il.

/ATS


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