Pas de sanctions à l'encontre du député Eric Stauffer

Le bureau du Grand Conseil a décidé mardi de ne pas sanctionner le député du Mouvement citoyens genevois (MCG) Eric Stauffer qui s'était trouvé au coeur d'un esclandre vendredi soir, lors d'une séance du parlement. La tension avait été si vive dans l'enceinte que le président du Grand Conseil, le socialiste Antoine Droin, avait dû faire appel à la police pour expulser le député.

"La sagesse a prévalu sur le conflit", s'est réjoui le MCG dans un communiqué. A la suite du tumulte, le bureau du Grand Conseil devait prendre une décision quant à d'éventuelles sanctions à l'encontre notamment d'Eric Stauffer. Ce dernier pouvait risquer un blâme ou se voir interdit de commissions pendant une durée déterminée.

Le bureau a finalement décidé "de ne sanctionner personne, comprenant certainement les tensions qui ont agité le parlement de part et d'autre", a écrit le MCG dans son communiqué. Le parti, dont Eric Stauffer est le président d'honneur, espère que la situation va se calmer et que les séances se dérouleront de manière plus sereine.

Vendredi, alors que le Grand Conseil discutait d'une modification législative concernant les droits politiques, le ton entre les députés est monté. Eric Stauffer est sorti de ses gonds après que le président du Grand Conseil a refusé de lire un amendement déposé par un autre député du MCG, avant le vote.

Antoine Droin a alors expulsé Eric Stauffer, qui a refusé de sortir. Le président du parlement a alors requis l'intervention des forces de l'ordre. La police n'a finalement pas eu besoin d'utiliser la contrainte à l'égard du député récalcitrant. L'élu a quitté la salle en étant accompagné de deux conseillers d'Etat.

/ATS


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