Paysans moins satisfaits de leur vie que le reste de la population

Les paysans sont moins satisfaits de leur vie que le reste de la population, selon un sondage publié mardi dans le cadre du rapport agricole 2013. Ils sont particulièrement mécontents de leurs revenus et de l'instabilité des conditions cadres, politiques et économiques.

Les agriculteurs se déclarent aussi moins satisfaits que la population non paysanne de leur environnement social et de leur santé. Et leur niveau de vie en général les comble moins, selon les résultats de ce sondage, mené au printemps 2013 par l'institut gfs-zurich sur mandat de l'Office fédéral de l'agriculture.

De fait, en 2012, les exploitations ont affiché en moyenne un revenu agricole de 56'000 francs, soit 4% de moins que la moyenne des trois années précédentes. Le revenu non agricole moyen, qui atteignait près de 26'800 francs, a quant à lui augmenté de 1%.

Risque des marchés

La pénibilité générale du métier d'agriculteur en Suisse n'est pas en diminution, complète une étude de la station de recherche Agroscope de Reckenholz-Tänikon (ZH) également publiée dans le rapport. Certes, la mécanisation de certains travaux soulage les paysans de tâches physiquement pénibles, mais les travaux administratifs augmentent.

En outre, les changements structurels et la volatilité des marchés, plus ouverts, ont rendu la gestion des exploitations plus ardue. Le risque est accru, ce qui peut représenter davantage de stress pour les agriculteurs.

Autonomie appréciée

Les points positifs du métier de paysans cités dans le sondage de gfs-zurich sont pourtant nettement plus nombreux que les points négatifs. Les agriculteurs affectionnent particulièrement leur autonomie et la possibilité de pouvoir disposer de leur temps.

Ils apprécient aussi de pouvoir travailler dans la nature et le contact avec les animaux. D'autres avantages fréquemment cités sont la possibilité de concilier travail et famille, ainsi que la vie rurale, qui offre un bon environnement pour les enfants. La longueur des journées de travail est en revanche souvent critiquée.

/ATS


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