Peine réduite à sept ans pour l'héritier du groupe Erb

Rolf Erb, le dernier patron du groupe familial en faillite, devra purger 7 ans de prison. La Cour suprême zurichoise l'a reconnu mercredi coupable d'escroquerie, préjudice aux créanciers et faux dans les titres. Elle confirme ainsi en appel le jugement de première instance tout en allégeant d'un an la peine de l'héritier âgé de 62 ans.

Comme le tribunal de district de Winterthour en mars 2012, les juges cantonaux ont conclu que le prévenu avait maquillé les bilans du groupe Erb durant des années afin d'obtenir de nouveaux crédits bancaires. Rolf Erb a en outre transmis sa fortune à ses fils jumeaux pour la soustraire aux créanciers.

Biens saisis

La Cour a en outre décidé de saisir les biens immobiliers de l'accusé, dont le château Eugensberg à Salenstein (TG), ainsi que sa collection de voitures anciennes et d'autres valeurs issus de sa fortune.

Durant le procès de deuxième instance, qui s'est déroulé en septembre dernier, Rolf Erb a nié en bloc les faits reprochés. ll a mis toute la faute sur son père Hugo qui avait dirigé le groupe Erb jusqu'à son décès, au printemps 2003.

Deuxième plus grande faillite

Peu après la mort du patriarche, l'entreprise de Winterthour s'est effondrée. Il s'agit de la deuxième plus grande faillite de l'histoire économique suisse après celle de Swissair.

Le groupe Erb a été fondé en 1920 avec la création d'un atelier de réparation à Töss (ZH). Au moment de la faillite, le conglomérat regroupait dans quatre holdings pas moins de 82 sociétés et employait 4900 collaborateurs, dont 2900 en Suisse.

/ATS


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