Plan d'affectation de zone homologué

Le gouvernement valaisan a homologué le plan d'affectation de zone du Petit Cervin à Zermatt (VS). Il a admis que le sommet de la montagne devait demeurer libre de toute construction et installation.

Le gouvernement estime peu sensé d'affecter la partie sommitale de la montagne en zone de ski, écrit-il mardi dans un communiqué. Il a ainsi admis partiellement le recours de plusieurs organisations de protection de la nature formulé en 2010 et a fixé la limite supérieure de la zone de ski à une altitude de 3840 mètres.

La topographie rocheuse et pentue des 43,5 mètres qui séparent la limite fixée par le gouvernement et le sommet nécessiterait d'importants ouvrages d'art pour la pratique du ski. Mais une nouvelle analyse devrait être entreprise en cas de nouveau projet concret.

Les installations existantes sont situées sous la barre des 3840 mètres et seront maintenues. Elles ne pourront en revanche être agrandies et dépasser la limite d'altitude que moyennant l'obtention d'une dérogation.

Projet hôtelier

La commune souhaitait que la zone de ski, qui peut englober des constructions comme un restaurant par exemple, couvre la totalité de la montagne. Un projet d'hôtel surmonté d'une pyramide métallique de 117 mètres de haut, pour porter artificiellement le sommet du Petit Cervin à plus de 4000 mètres, avait vu le jour en 2006.

Le Club Alpin Suisse s'était opposé à ce projet hôtelier abandonné en 2008. Deux ans plus tard, le WWF, Pro Natura, la Fondation suisse pour la protection et l'aménagement du paysage (FP) et Mountain Wilderness s'étaient opposés à la révision du plan d'affectation de zone, craignant qu'il ne soit la porte ouverte à des abus architecturaux.

Mise en conformité

Le plan homologué vise à mettre en conformité les installations et constructions existantes relatives à la pratique du ski, précise le gouvernement. Il n'y avait, jusqu'à présent, pas de plan d'affectation, même si toutes les installations sont au bénéfice d'autorisations et de concessions.

La décision du gouvernement peut être attaquée auprès du Tribunal cantonal. Un recours n'est pas certain.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes