Russie: le militant suisse de Greenpeace ne regrette pas son acte

Le militant suisse de Greenpeace arrêté le 18 septembre par les autorités russes lors d'une action contre une plate-forme pétrolière dans l'Arctique ne semble pas regretter ses actes. Dans une lettre écrite depuis sa prison de Mourmansk, le détenu détaille ses longues journées.

"Le 18 septembre, j'ai fait face au danger et au risque d'être emprisonné car je suis convaincu que NOUS avons le pouvoir de promouvoir le changement", estime le militant dans une lettre révélée par la "Sonntagszeitung" et "Le Matin Dimanche" et dont l'ats a obtenu copie.

"Le comportement agressif et injuste du gouvernement russe et de Gazprom démontre combien il est important que les décisions concernant l'Arctique et son futur soient prises par la collectivité mondiale", écrit Marco Weber.

Dans cette missive datée du 8 octobre, l'activiste revient sur ses douze premières journées de détention, "seul dans une cellule". "Je n'ai ni livres, ni journaux, ni télévision, ni personne à qui parler. On m'isole aussi lors de la promenade quotidienne", poursuit le détenu.

Deux visites par semaine

Le militant, placé en détention préventive à la fin septembre, ajoute qu'il reçoit chaque semaine les visites de son avocat et du consul de Suisse, ce qui constitue les points forts hebdomadaires de sa détention.

Marco Weber fait partie des 28 militants arrêtés par les autorités russes et accusés de piraterie après avoir tenté d'escalader une plate-forme pétrolière du géant Gazprom pour dénoncer les risques qu'elle fait courir à l'environnement.

Les écologistes, qui encourent jusqu'à quinze ans de prison, rejettent les accusations et reprochent à Moscou d'avoir arraisonné illégalement leur bateau dans les eaux internationales lors de leurs arrestations.

/SERVICE


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