Scandale du SECO: commissions de gestion du Parlement en rogne

Après l'ouverture d'une enquête et le dépôt d'une plainte au SECO pour une affaire de corruption, les commissions de gestion du Parlement s'indignent. Elles affirment avoir "de la peine à comprendre" que le Conseil fédéral veuille attendre 2015/16 avant d'introduire un système de gestion des contrats valable pour l'ensemble de l'administration.

Au vu des problèmes persistants en matière de marchés publics, la commission de gestion du Conseil national va demander au gouvernement d'accélérer le passage au nouveau régime, ont indiqué mardi les services du Parlement.

La commission de gestion du Conseil des Etats s'est déjà penchée sur la problématique des mandataires externes lors d'une enquête sur le recours à des experts par l'administration fédérale. Le suivi de ce contrôle la conduira cette année à s'intéresser aussi aux récents problèmes apparus récemment en matière de marchés publics, a-t-elle annoncé.

Affaire à tiroirs

Le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) a déposé une plainte pénale la semaine dernière et une enquête administrative a été ouverte à la suite de procédures illicites présumées dans l'attribution de contrats à des entreprises informatiques. Le collaborateur concerné a été provisoirement suspendu.

Entre-temps, le Ministère public de la Confédération (MPC) a étendu ses investigations concernant des cas plus anciens qui touchent la Confédération. Environ une douzaine de personnes sont visées par ces enquêtes, touchant aussi l'Office fédéral de l'environnement et l'Administration fédérale des contributions (AFC).

Quant à l'entreprise d'informatique ayant offert des faveurs au collaborateur du SECO, elle fournit, avec une filiale, six cantons et près de 70 communes, dont Berne, Zurich et Lucerne.

/ATS


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