Schneider-Ammann critique la nouvelle enquête sur le groupe Ammann

Le ministre suisse de l'économie Johann Schneider-Ammann critique la décision des autorités bernoises de réexaminer les pratiques fiscales du groupe Ammann. Il exige une égalité de traitement pour son ancienne entreprise, tout en défendant la nécessité de recourir à l'optimisation fiscale.

Les autorités fiscales bernoises et l'administration fédérale des contributions (AFC), en tant qu'organe de surveillance, ont décidé de passer à la loupe les pratiques fiscales antérieures du groupe industriel, après avoir clos une première enquête en février. "Cela, je dois l'accepter", a déclaré le conseiller fédéral libéral radical dans une interview diffusée vendredi par le "Blick".

Mais "la manière de procéder rétroactivement me paraît très douteuse", explique l'ancien patron de l'entreprise bernoise de machines de construction. La société doit "être traitée comme les toutes les autres".

Des millions

Le groupe Ammann a été placé sous le feu de la critique à la fin janvier. L'émission de la télévision alémanique "Rundschau", suivie par d'autres médias, avait dévoilé ses constructions "offshore". Des millions ont été investis dans des sociétés filiales sises au Luxembourg et à Jersey. Après enquête, le fisc bernois n'avait découvert aucune activité illégale en lien avec les anciennes sociétés financières installées au Luxembourg et à Jersey.

Compte tenu de l’intérêt médiatique et politique que suscite l’imposition du groupe Amman, la direction des finances du canton de Berne a annoncé jeudi l'ouverture d'une nouvelle enquête en collaboration avec l'AFC. Elle estime judicieux que la Confédération et le canton aient sur ce dossier une position convergente et claire.

M. Schneider-Ammann défend dans l'interview les pratiques fiscales de son ancienne entreprise. "Les sociétés doivent optimiser leurs impôts", ajoute-t-il. Elles doivent constituer des réserves pour faire face à la concurrence mondiale. L'optimisation fiscale, "faite avec l'accord des autorités" est une pratique "très suisse", conclut-il.

/ATS


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