Séance d'information pour les locataires d'anciens ateliers

Une quarantaine de personnes concernées par des logements potentiellement contaminés au radium ont assisté dans la soirée à une séance d'information de la Ville de Bienne et de l'OFSP. La plupart des questions portaient sur d'éventuels dangers pour la santé.

La Ville de Bienne avait envoyé 220 lettres aux locataires et aux propriétaires de 29 bâtiments qui abritaient avant 1963 des petits ateliers d'horlogerie dans lesquels de la peinture luminescente au radium aurait pu être disséminée. Leur adresse figurait dans une liste publiée par la presse dominicale.

D'emblée, les autorités communales biennoises et l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) se sont voulu rassurants en écartant une éventuelle mise en danger de la santé des locataires. A Bienne, 29 adresses sont concernées par une potentielle contamination par des résidus radioactifs. Huit d'entre elles ont déjà fait l'objet d'un assainissement.

Santé au coeur des questions

"C'est un cours magistral pour nous endormir, c'est de la poudre aux yeux", a déclaré le propriétaire d'une maison à l'issue de la présentation de l'OFSP. Cet homme s'est dit scandalisé d'avoir appris par la presse que son domicile était contaminé. Toutes les autres questions ont été posées sur un ton plus posé.

La majorité portait sur les risques pour la santé et sur la suite de la procédure pour établir un diagnostic. "J'ai bu de l'eau du robinet, est-ce dangereux?", s'est interrogée une femme.

"L'objectif était de vous informer et de vous présenter notre plan d'action pour résoudre définitivement ce problème", a expliqué le vice-directeur de l'OFSP Roland Charrière. "Il n'y a pas de raison de procéder à des évacuations", a-t-il assuré lors d'une séance qui a duré quelque 90 minutes.

Plan d'action

Le plan d'action prévoit d'établir un diagnostic dès la mi-septembre dans chaque domicile où l'on a utilisé du radium. La 2e étape concerne un éventuel assainissement avec l'enlèvement des objets contaminés ou, dans les cas plus graves, le démontage de la tuyauterie. "On veut un diagnostic fiable", a expliqué Roland Charrière.

Les anciens ateliers d'horlogerie appliquaient de la peinture luminescente à base de radium sur des aiguilles et des cadrans jusqu'au début des années 1960. A partir de 1963, il fallait une autorisation pour utiliser ce produit et les ateliers qui en ont obtenu une ont été contrôlés à l'époque.

Bienne est la seule commune où l'OFSP a organisé une séance publique. A La Chaux-de-Fonds, seconde ville la plus concernée, les habitants de logements potentiellement contaminés seront informés par écrit.

/ATS


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