SwissHoldings alertée par les atteintes à l'attractivité suisse

Initiatives Minder et 1:12, fiscalité cantonale, loi sur les cartels: l'attractivité de la Suisse comme site pour les entreprises multinationales ne cesse d'en prendre pour son grade. Alertée, SwissHoldings exige des choix stratégiques judicieux.Lors de son assemblée générale, qui s'est déroulée lundi à Berne, la Fédération des groupes industriels et de services s'est penchée sur la politique extérieure de la Suisse. David Frick, le président de la structure intersectorielle réunissant 57 grandes entreprises, a notamment exprimé l'espoir que des solutions acceptables soient trouvées au niveau international en matière de fiscalité.Alors que l'Union européenne fait pression sur la Suisse pour que les privilèges dont bénéficient certaines sociétés soient abandonnés, SwissHoldings exige l'élaboration immédiate d'alternatives à ces régimes fiscaux cantonaux. Au nombre des solutions possibles figurent la promotion ciblée de l'innovation, telle que la pratiquent plusieurs pays européens.Un "poison" pour la SuisseConcernant l'initiative Minder sur les rémunérations abusives, largement acceptée par les citoyens helvétiques le 3 mars dernier, la fédération demande une mise en oeuvre "adaptée aux besoins de la pratique". Pour mémoire, elle avait recommandé fin 2012 le rejet de ce "poison" pour la Suisse en tant que lieu d'implantation des multinationales.Sans surprise, SwissHoldings considère que l'initiative 1:12 sur les salaires, qui sera soumise sans contre-projet aux Suisses, menace elle aussi l'attractivité du pays. Le texte des Jeunes socialistes "signifierait pour de nombreuses entreprises l'impossibilité de pratiquer des rémunérations conformes au marché".En ce qui concerne la révision de la loi sur les cartels, les groupes industriels et de services ont rappelé lundi qu'ils sont favorables à la mouture proposée par le Conseil fédéral. Par contre, la volonté du Conseil des Etats d'obliger les entreprises à vendre leurs produits aux revendeurs suisses au même prix que dans d'autres pays "est préoccupante". /SERVICE


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