Constat d'échec au terme du second round de Genève 2

La conférence sur la Syrie ouverte le 22 janvier à Montreux s'est terminée samedi à Genève sur un constat d'échec. Le médiateur de l'ONU Lakhdar Brahimi a renoncé à fixer une date pour un nouveau round, faute d'accord sur le fonctionnement des discussions.

"Je suis vraiment navré, je m'excuse auprès du peuple syrien dont les espoirs étaient si grands", a affirmé Lakhdar Brahimi, visiblement affecté par l'échec de ses efforts, au terme d'une semaine de tractations infructueuses.

A l'issue d'une ultime réunion avec les délégations du gouvernement de Damas et de l'opposition syrienne samedi matin, le médiateur a constaté l'absence d'accord entre les participants sur l'ordre du jour de la conférence. Il a clairement mis en cause l'attitude du gouvernement syrien qui a refusé de discuter la question de la transition politique avant qu'il soit mis fin au "terrorisme".

"Cette dernière réunion a été aussi laborieuse que les précédentes", a confié Lakhdar Brahimi. Il a indiqué avoir discuté d'un ordre du jour articulé en quatre points: violence et terrorisme, organe de transition politique, institutions nationales et réconciliation nationale.

Fin de non-recevoir

"Le gouvernement y a opposé une fin de non-recevoir, ce qui a attisé les soupçons de l'opposition que le gouvernement ne souhaite même pas en discuter", a affirmé M. Brahimi. Il a expliqué que le gouvernement souhaite un accord sur le premier point (le terrorisme) avant de passer au second point (la transition).

Le médiateur de l'ONU a considéré que "ce n'est pas bon de revenir à Genève pour un troisième round pour tomber dans le même traquenard que cette semaine et une bonne partie du premier round". Chaque partie doit réfléchir, prendre ses responsabilités et dire si elle veut que le dialogue continue, a-t-il affirmé.

Lakhdar Brahimi a indiqué qu'il va discuter de la suite du processus avec le secrétaire général de l'ONU et briefer la semaine prochaine le Conseil de sécurité. Il a aussi suggéré une rencontre entre Ban Ki-moon, le ministre russe Sergueï Lavrov et le secrétaire d'Etat John Kerry.

/ATS


Actualisé le