Un projet important pour la Suisse romande, selon ses partisans

Le projet de financement et d'aménagement de l'infrastructure ferroviaire (FAIF) soumis au peuple le 9 février est une nécessité. L'Alliance pour les transports publics qui regroupe une vingtaine d'organisations et partis politiques y voit un maillon indispensable au succès du modèle helvétique.

Les Suisses sont les champions du monde en matière d'utilisation du rail. Et la demande devrait croître de 50% d'ici à 2030. Or sur l'arc lémanique par exemple, les trains sont déjà bondés, les voyageurs debout et les noeuds de Lausanne et Genève saturés.

Le projet FAIF pérennisera le financement de l'entretien et permettra des améliorations ciblées du réseau, afin qu'il réponde aux besoins futurs, a expliqué le conseiller national Roger Nordmann (PS/VD), président de l'Alliance pour les transports publics. Mais tous les voeux de constructions n'ont de loin pas pu être exaucés pour la première étape de 6,4 milliards de francs d'ici à 2025.

Pour la Suisse romande

La votation est d'une importance majeure pour la Suisse romande, a ajouté la conseillère nationale Anne Mahrer (Verts/GE). Selon elle, la région doit rattraper 25 ans de retard en matière d'investissement.

Avec le projet, l'axe nord-ouest sera amélioré via Berne, les noeuds ferroviaires de Lausanne, Genève, Berne et Bâle seront développés. Il y aura aussi des trains toutes les 30 minutes sur divers tronçons dont ceux de Bienne-Neuchâtel-Lausanne.

Le projet est équilibré, a argumenté le conseiller national Jürg Grossen (PVL/BE). Tout le monde devra mettre la main au porte-monnaie: la Confédération, les cantons, les compagnies ferroviaires et le public. Non seulement le billet de train devrait renchérir, mais la TVA sera relevée d'un pour mille de 2018 à 2030 et la déduction fiscale accordée par la Confédération aux pendulaires sera limitée à 3000 francs.

Selon Roger Nordmann, rouler en train ne deviendra pas trop cher. Un "non" du peuple le 9 février créerait une lacune de financement énorme, a-t-il averti. Certains risqueraient de retourner à la route et les prix du rail augmenteraient massivement. Il n'y aurait en outre plus de caisse pour les investissements, le fonds pour les transports publics arrivant à échéance.

/ATS


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