Un seul site de soins aigus pour le réseau hospitalier fribourgeois

Le réseau hospitalier fribourgeois prévoit de concentrer d'ici à 2022 les soins aigus de chirurgie à Fribourg. Les soins aigus de médecine y seront aussi regroupés, une fois assurée l'organisation de soins aigus de proximité. La maternité de Riaz, en Gruyère, fermera.

La gynécologie et obstétrique stationnaire sera concentrée dans le chef-lieu dès 2014. Les consultations ambulatoires restent à Fribourg, Riaz et Tafers, tandis que les interventions ambulatoires seront effectuées à Fribourg et Riaz.

La stratégie 2013-2022 du conseil d'administration de l'Hôpital Fribourgeois (HFR), qui devait être présentée lundi prochain, a été rendue publique dans la précipitation mardi en fin d'après-midi après des fuites dans la presse.

Aval du gouvernement

La mouture présentée aux médias par la directrice sortante Pauline de Vos Bolay a reçu l'aval du Conseil d'Etat. Dans le monde hospitalier suisse, l'action est un gage de survie et il s'agit d'adapter l'HFR à une nouvelle réalité et de le positionner entre les hôpitaux universitaires voisins, selon l'exécutif fribourgeois.

Il invoque la "vague de fond" provoquée par les effets du nouveau système de financement hospitalier, la pénurie de médecins et de personnel de soins, l'évolution des standards médicaux et la concentration de la médecine hautement spécialisée.

"La solution idéale, dont tout le monde a envie, avec plusieurs maternités, plusieurs sites hospitaliers avec des soins aigus et de la chirurgie, n'est tout simplement plus envisageable", a affirmé la présidente du gouvernement fribourgeois Anne-Claude Demierre.

"Si ce n'était qu'une question de financement, peut-être serait-il possible d'envisager d'autres solutions. Mais le problème est plus large: il est difficile de trouver des médecins pour la maternité de Riaz", a-t-elle ajouté.

"Il est aussi illusoire de proposer des prestations de chirurgie là où elles ne sont demandées que quelques fois par semaine", a-t-elle poursuivi. "Des alternatives ont été recherchées, mais elles n'existent pas", a-t-elle encore dit.

250 postes de moins

Le syndicat fribourgeois des services publics (SSP) a dénoncé un "démantèlement sans précédent" au sein des hôpitaux fribourgeois avec la réduction prévue, en dix ans, de 250 postes en équivalents plein temps (soit plus de 10 % des effectifs). Il souligne que déjà actuellement, des secteurs de l'HFR sont sous-dotés et que le personnel fonctionne en sous-effectifs, a encore ajouté le syndicat fribourgeois des services publics.

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