Une commission des Etats s'oppose à un test ADN pour les requérants

L'idée de soumettre à des tests ADN certains requérants d'asile pour lutter contre la criminalité ne plaît pas à la commission des institutions politiques du Conseil des Etats. Elle demande au plénum de rejeter cette motion du National, tout en donnant son aval à d'autres tours de vis.

L'idée de tests ADN a été lancée par le chef de la police jurassienne Olivier Guéniat. Le président du PDC Christophe Darbellay s'en était fait le porte-voix au Parlement. Avec le soutien de la droite, il a réussi de justesse (92 voix contre 85) à faire passer sa motion devant la Chambre du peuple.

Mais si les sénateurs disent "non", le projet, que le gouvernement rejette, sera enterré. La Chambre des cantons n'en sera pas moins confrontée à plusieurs autres propositions visant les requérants criminels. Dans une optique de "soutenir l'action du Conseil fédéral dans ce domaine", sa commission a fait le tri, a-t-elle communiqué mercredi.

Elle accepte une motion demandant que les requérants délinquants, troublant l'ordre public, appréhendés par la police et séjournant déjà dans un canton, soient immédiatement replacés dans un centre d'accueil fédéral. Les procédures d'asile les concernant doivent en outre être immédiatement traitées et closes.

Même aval à un autre texte qui charge le gouvernement de faire en sorte que les cas de requérants en provenance d'Etats tiers sûrs ne soient plus délégués aux cantons.

La commission soutient aussi deux motions pressant le Conseil fédéral de conclure des accords de réadmissions avec plusieurs pays. Elle ne veut en revanche pas d'un accord avec Rome visant à renvoyer en train vers la péninsule les réfugiés dont l'Italie est le premier asile.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes