BCV: Quelque 200 noms d'employés vont être transmis aux Etats-Unis

La Banque cantonale vaudoise (BCV) va transmettre les noms de quelque 200 employés aux autorités américaines. Elle se conforme à l'accord entre Berne et Washington afin de régler la querelle fiscale. Certains employés ne cachent pas leur colère et soulignent qu'ils n'ont rien à se reprocher.

L'information a été révélée lundi par "La Région Nord vaudois". Dans la lettre envoyée à un ex-collaborateur, la BCV écrit: "dans le cadre de l'analyse des documents concernant ces comptes (en lien avec les Etats-Unis), votre nom a été identifié, du fait que vous avez été "suivi global" (...) Sur la base de l'autorisation obtenue par les autorités fédérales suisses, cette information (nom et prénom) fera donc partie des données qui doivent être transmises aux autorités américaines".

L'ancien collaborateur de la BCV témoignant dans le journal ne cache pas sa colère. Il dit n'avoir jamais travaillé pour des clients américains ou être allé aux Etats-Unis. "Je n'ai jamais franchi la ligne et je n'accepte pas qu'on salisse mon nom".

Dans sa lettre, la BCV note que les personnes qui auraient des questions peuvent écrire à une ligne d'urgence. Une démarche qui fait aussi bondir l'ancien employé. Il dénonce un rendez-vous qui se terminera par une clause de confidentialité à signer: "Je refuse ce type de procédé", qui serait un aveu de culpabilité à ses yeux.

Deux cents collaborateurs

Au total, ce sont quelque 200 collaborateurs de la BCV qui sont touchés par la procédure, a expliqué à l'ats Christian Jacot-Descombes, porte-parole. "La BCV est une banque universelle. La procédure concerne tout ce qui a quelque chose à voir avec des comptes en lien avec les Etats-Unis, comme des binationaux, par exemple".

"C'est une définition extrêmement large. Pour cette raison, certains au sein de la banque sont surpris car ils ne savaient pas que les comptes qu'ils géraient avaient quelque chose à voir avec les Etats-Unis", relève le porte-parole de la BCV.

Christian Jacot-Descombes tient à rassurer. "Nous n'avons pas identifié de risques à ce stade pour ceux qui ont respecté les règles de la banque et nous n'avons pas identifié de gens qui les auraient enfreintes".

/ATS


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