Beaucoup de filles et garçons ont accompagné un parent au travail

Des milliers de jeunes âgés de 10 à 13 ans ont pu se faire jeudi une idée du métier d'un de leurs parents ou d'un proche. Pour la première fois, l'Organisation des Suisses de l'étranger (OSE) a participé à la journée "Futur en tous genres".

Quelque chose est en train de se produire dans le choix professionnel en Suisse: le nombre de jeunes femmes et de jeunes hommes se tournant vers des métiers "atypiques" augmente, ont précisé les organisateurs de "Futur en tous genres" dans un communiqué.

Stéphanie Ruh, 23 ans, explique avoir cherché en vain une place d'apprentissage pour devenir décoratrice d'intérieur. Elle a finalement trouvé une alternative dans les métiers de la menuiserie, "une décision qu'elle n'a jamais regrettée".

Organisée par les bureaux de l'égalité de 17 cantons, la Ville de Berne et la principauté du Liechtenstein, la journée "Futur en tous genres" veut offrir aux jeunes de nouvelles perspectives, loin des stéréotypes liés au sexe. Le projet a démarré en 2001 et est soutenu financièrement par le Secrétariat d'Etat à la formation, à la recherche et à l'innovation (SEFRI).

Enfants confrontés au monde du travail

A Berne, la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf a reçu des enfants de collaborateurs du Secrétariat général du Département fédéral des finances. Les jeunes participants ont élaboré une ordonnance sur les pauses applicables aux employés du secrétariat général, qu'ils ont ensuite présentée à la ministre des Finances, a-t-on pu lire dans un communiqué.

Dans le canton de Vaud, environ 18'450 enfants ont participé à la journée "oser tous les métiers", soit 84,8% des élèves de la 7e à la 9e Harmos. Les élèves qui sont restés en classe ont par exemple pu décoder les messages stéréotypés envoyés aux filles et aux garçons par les catalogues de Noël.

A Berne, une trentaine de jeunes ont pris part au programme organisé par la SSR au centre de presse du Palais fédéral. Ils sont passés devant et derrière la caméra. Les enfants ont également découvert les coulisses du Palais, intrigués notamment par une vitrine dévoilant des cadeaux offerts à la Confédération par des visiteurs étrangers de marque.

Alix, Alyssa, et Tabatha, âgées de 10 à 12 ans, ont aussi été "impressionnées par les statues des représentants des trois cantons fondateurs de la Confédération helvétique, qui tiennent ensemble le serment du Grütli", ont-elles déclaré à l'ats.

Choc de la diversité linguistique

Ces jeunes Romandes, confrontées à la diversité des langues utilisées sous la Coupole, ont mieux compris l'intérêt d'apprendre l'allemand. D'ailleurs, les quatre soldats dans le hall d'entrée du Palais représentant les quatre langues sont là pour rappeler cette diversité.

D'autres entreprises ou associations ne sont pas en reste. A l'Organisation des Suisses de l'étranger (OSE), des jeunes gens ont pu voir le travail politique de l'OSE qui se bat pour les intérêts des 732'000 Suisse de l'étranger.

Aux CFF, le 4e employeur de Suisse, près 1000 participants ont joué les assistants pour la vente ou le contrôle de billets, voire la conduite d'une locomotive. Le responsable des ressources humaines constate qu'aux CFF aussi, les professions choisies restent traditionnellement associées au genre.

Cela accentue encore le manque de relève dans les professions pour lesquelles les CFF ont un fort besoin de recrutement. Dans cette ex-régie fédérale, plus de la moitié des 31'000 collaborateurs partiront à la retraite entre 2022 et 2037.

/ATS


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