Biomet ferme dans un an son site du Locle (NE)

Le groupe américain de techniques médicales Biomet a confirmé mardi vouloir fermer son site du Locle (NE). Il ne licenciera aucun des 230 employés fixes avant juin 2014. Mais son "plan social", en l'état, ne convainc ni le syndicat Unia ni le canton.

L'entreprise avait racheté le site des mains du géant américain Johnson & Johnson l'an passé. Depuis, elle a pu mesurer sa productivité, ainsi que ses coûts de production qu'elle juge trop élevés. Des transferts de production auront lieu prochainement vers l'Europe (France notamment), les Etats-Unis et l'Asie.

Plusieurs propositions ont été faites pendant la procédure de consultation qui vient de s'achever, "mais elles étaient relativement concordantes avec les éléments étudiés par la direction auparavant, et loin du compte quant aux besoins de réduction des coûts", selon le directeur du site Denis Leissing.

Biomet reste ouvert à des possibilités de reprise et se trouve en discussion avec des entreprises industrielles. Par ailleurs, "le management a fait une offre de reprise partielle d'activités et cette piste reste à l'étude", a précisé le responsable à l'ats.

L'impression de se faire berner

Celui-ci sortait d'une séance d'information aux collaborateurs. En quittant la salle dans laquelle ils ont appris la future fermeture du site, les employés étaient partagés entre le soulagement d'avoir encore une année devant eux et l'impression de se faire berner.

Car Johnson & Johnson avait déjà exigé que l'acheteur s'engage à garantir l'emploi jusqu'en juin 2014, justement - ou sinon à verser des indemnités. Biomet a ajouté à ces termes de vente quelques améliorations "cosmétiques" et "a estimé que c'était cela, le plan social", explique Catherine Laubscher d'Unia Neuchâtel.

Le groupe veut faire signer des "conventions individuelles de résiliation" aux employés, qui se verraient ainsi liés à Biomet jusqu'en juin 2014 s'ils veulent conserver leurs chances d'obtenir des indemnités. Unia plaide pour un plan social collectif et non individuel, et vise un plan au moins partiel aussi pour les employés qui trouveront un poste ailleurs avant la fermeture.

/SERVICE


Actualisé le