Consommer en Suisse et polluer à l'étranger

Plus de la moitié de l'impact environnemental dû à la consommation suisse est générée à l'étranger, lit-on dans le dernier rapport de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV). D'un autre côté, l'évolution du climat risque de frapper très fortement la Suisse.

L'impact de la Suisse sur les ressources naturelles des pays tiers est considérable, affirme l'OFEV mardi en présentant son rapport dans un communiqué. Pour couvrir les besoins de production et de consommation, des quantités croissantes de matières premières, des fourrages ou des denrées alimentaires sont importés. Au total, la Suisse utilise plus du double de ressources disponibles par habitant à l'échelle mondiale.

Quant au réchauffement climatique, il aura des conséquences sur l'agriculture, la sylviculture, le tourisme hivernal ou la production d'énergie hydraulique ces prochaines décennies. Les dégâts dus aux dangers naturels devraient continuer de croître, écrit encore l'OFEV.

La fonte des glaciers par exemple s'est accélérée de façon dramatique depuis les années 1980. Or celle-ci peut accentuer les dangers naturels: 53 glaciers en Suisse sont susceptibles de causer des dommages à l'homme, aux animaux ou aux biens matériels ces dix à vingt prochaines années.

Voitures plus lourdes, plus de bruit

Le rapport n'oublie pas des nuisances comme le bruit: 1,3 million de personnes en Suisse sont exposées à un bruit excessif dû au trafic routier et ferroviaire durant la journée et 930'000 durant la nuit. Si les moteurs sont devenus plus silencieux, le poids des véhicules a augmenté et les pneus se sont élargis. Cette évolution a entraîné une hausse des nuisances sonores.

Chaque année, la population suisse perd 47'000 années de vie qui auraient pu être vécues en bonne santé sans le bruit du trafic, selon une méthode de calcul de l'Organisation mondiale de la santé.

Mais Berne ne reste pas sans rien faire. Pour preuve, les nombreuses réalisations listées par l'Office de l'environnement dans son rapport, allant de la renaturation des eaux à la nouvelle politique agricole en passant par la stratégie énergétique.

/SERVICE


Actualisé le

 

Actualités suivantes