Fonterra présente ses excuses à Pékin pour des boissons contaminées

Le géant néo-zélandais Fonterra a présenté lundi à Pékin ses "profondes excuses" tout en niant avoir tardé à réagir après la découverte d'une bactérie dans ses produits laitiers. Face aux craintes des consommateurs chinois et d'autres pays asiatiques, plusieurs Etats ont retiré des lots de la vente.

Fonterra a révélé ce week-end que trois lots de petit-lait (lactosérum), utilisé pour la fabrication de laits maternisés et de boissons pour les sportifs, contenaient une bactérie pouvant causer le botulisme, une intoxication susceptible de provoquer la paralysie, voire la mort.

Pour le moment, aucune victime n'est à déplorer, selon Fonterra. Néanmoins, la Chine ainsi que Singapour, la Malaisie, la Russie et l'Arabie Saoudite ont pris des mesures pour que les lots de produits laitiers contenant cette bactérie soient retirés de la vente.

L'autorité chinoise de régulation pharmaceutique et alimentaire a enjoint dimanche trois sociétés agroalimentaires ayant utilisé ces lots de Fonterra de "cesser immédiatement de vendre" et de "rappeler tous les produits" pouvant contenir des éléments incriminés.

Patron de Fonterra à Pékin

Soucieux de rassurer les consommateurs chinois et préserver l'image du groupe dans le pays, le patron de Fonterra s'est déplacé en personne à Pékin.

Theo Spierings a affirmé lundi que sa coopérative avait donné l'alerte dès la confirmation de la contamination. Il répondait au Premier ministre néo-zélandais John Key, qui a souligné "les risques" pris par le groupe, plus grosse coopérative laitière dans le monde en termes de production.

Parmi les entreprises visées par les autorités chinoises pour avoir acheté les lots de lactosérum incriminés figurent l'américain Coca-Cola et le groupe chinois Wahaha - dont les processus de fabrication auront tué la bactérie, selon Theo Spierings -, ainsi que le fabricant de lait infantile Dumex, filiale du français Danone.

Nestlé pas touché

Nestlé, le géant suisse de l'alimentation, a indiqué n'être pas touché par le rappel des lots du groupe néo-zélandais.

/SERVICE


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