Hollande, VRP de la "start-up République" à San Francisco

François Hollande s'est rendu mercredi à San Francisco, dernière escale de sa visite aux Etats-Unis. Il devait endosser devant les géants de la Silicon Valley le costume de VRP de la "start-up République", un concept inventé par l'Elysée pour décrire son ambition de faire de la France un pays propice à la création d'entreprises innovantes.

Après deux jours d'une visite d'Etat à Washington dominée par les enjeux diplomatiques et économiques, M. Hollande est le premier président français en exercice à fouler le sol de la Californie depuis François Mitterrand, il y a trente ans.

Accompagné en Californie par des entrepreneurs comme Frédéric Mazzella, fondateur du site de covoiturage Blablacar ou Vincent Ricordeau du site de financement participatif Kisskissbankbank, le locataire de l'Elysée devait y rencontrer des pontes de l'internet, comme Eric Schmidt (Google), Sheryl Sandberg (Facebook), Jack Dorsey (Twitter), Mitchell Baker (Mozilla Foundation) et Tony Fadell.

Pas un enfer fiscal

Son message: la France n'est pas l'enfer administratif et fiscal évoqué par une presse anglo-saxonne parfois encline au "French bashing", mais elle regorge d'entreprises innovantes.

Si le chef de l'Etat a commencé son quinquennat par un conflit avec les entrepreneurs "pigeons", qui l'accusaient de faire fuir les créateurs, il a adopté depuis un discours résolument pro-entreprise, notamment à l'occasion de son virage social-démocrate.

François Hollande a notamment promis que les crédits alloués à la recherche publique et que les incitations fiscales comme le crédit impôt recherche seraient sanctuarisés durant son quinquennat. L'entourage du président indique que ce dernier pourrait faire de nouvelles annonces à San Francisco.

François Hollande doit dévoiler le 17 février, lors d'un conseil consacré à l'attractivité du territoire français, une panoplie de mesures qui, additionnées aux baisses de charges du pacte de responsabilité et au choc de simplification, doivent convaincre du bien-fondé d'investir en France.

/ATS


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