L'Iran et le groupe "5+1" s'accordent sur le cadre des négociations

L'Iran et les puissances "5+1" ont franchi jeudi une nouvelle étape dans le règlement définitif de leur conflit sur le programme nucléaire de Téhéran. Ils se sont accordés sur le cadre des négociations futures, qui s'annoncent néanmoins longues et difficiles.

"Il reste beaucoup à faire. Cela ne sera pas facile, mais nous avons fait un bon début", a déclaré la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton à l'issue d'une réunion de trois jours à Vienne. La prochaine rencontre est prévue pour le 17 mars dans la capitale autrichienne.

"Nous avons eu trois jours très productifs au cours desquels nous avons identifié toutes les questions auxquelles nous devrons répondre afin de conclure un accord définitif et global", a expliqué Mme Ashton dans une déclaration à la presse en compagnie du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

Les négociateurs ont fixé un calendrier de réunions sur les quatre prochains mois. Des experts techniques se retrouveront début mars.

Les Occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie fermement.

Vers un accord global

Le 24 novembre dernier, l'Iran avait conclu avec les grandes puissances un plan d'action sur six mois. Appliqué depuis le 20 janvier, il prévoit un gel de certaines activités nucléaires sensibles en échange de la levée d'une partie des sanctions qui étranglent son économie.

Les négociateurs ont désormais la tâche délicate de le transformer en un accord global garantissant sans l'ombre d'un doute la nature pacifique du programme nucléaire iranien.

Un tel accord permettrait une normalisation des relations internationales entre l'Iran et les Etats-Unis, rompues depuis trente-cinq ans, et éloignerait l'option militaire régulièrement évoquée par les Etats-Unis et Israël.

Afin d'obtenir la levée de toutes les sanctions internationales, l'Iran devra probablement fermer son site d'enrichissement de Fordo, enfoui sous une montagne, réduire le nombre de ses centrifugeuses servant à enrichir l'uranium (environ 19'000 actuellement) et abandonner définitivement son projet de réacteur à eau lourde d'Arak.

/ATS


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