L'Italie suspend l'utilisation d'un vaccin antigrippe de Novartis

L'Italie a suspendu l'utilisation d'un vaccin contre la grippe produit par le groupe pharmaceutique bâlois Novartis. Elle le suspecte d'être à l'origine de trois décès.

L'Agence italienne du médicament (AIFA) a suspendu l'utilisation de deux lots (142'701 et 143'301) du vaccin Fluad après que trois personnes auxquelles il a été injecté sont mortes. Par ailleurs, une quatrième est tombée gravement malade.

Les victimes sont deux femmes âgées de 87 et 79 ans et un homme de 68 ans, tous décédés entre le 12 et le 19 novembre dans le sud de l'Italie, selon les médias italiens. La quatrième personne, un homme âgé de 92 ans, est hospitalisé dans un état grave.

"Novartis a été avisé par l'AIFA d'une suspension préventive de deux lots de Fluad en Italie après le signalement de graves effets indésirables consécutifs à la vaccination. Aucune relation de cause avec le vaccin n'a été établie", a indiqué le géant pharmaceutique.

Un examen des deux lots "a confirmé qu'ils étaient conformes avec toutes les normes de production et de qualité", a ajouté Novartis.

Vaccins importants

Des responsables de la santé ont appelé au calme après l'annonce de la suspension de l'utilisation du vaccin. L'association de consommateurs italienne Codacons a demandé au ministère de la Santé de suspendre les campagnes en faveur de la vaccination, mais l'AIFA a insisté sur le fait que les vaccins sont "une ressource précieuse et irremplaçable pour la prévention de la grippe saisonnière".

"Nous devons nous assurer que le nombre de personnes qui se font vacciner ne diminue pas. Nous devons avoir confiance dans les vaccins", a déclaré le directeur de l'AIFA, Sergio Pecorelli, ajoutant que "8000 personnes meurent de la grippe saisonnière" chaque année.

Les lots suspects ont été produits dans une usine de Novartis située à Sienne, en Toscane. Selon le groupe bâlois, le Fluad est utilisé depuis 1997 et, depuis cette date, plus de 65 millions de doses ont été administrées avec succès dans le monde entier, "ce que confirment les données recueillies au cours d'études cliniques concernant plus de 70'000 patients".

/ATS


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