L'Opep ne réduit pas son plafond de production (Koweït)

L'Opep a décidé malgré la chute des cours du pétrole de maintenir son plafond de production d'or noir à 30 millions de barils par jour, a annoncé le ministre koweïtien du pétrole, Ali al-Omair. "Pas de changement", a déclaré simplement le ministre à la presse, à l'issue d'une réunion de l'organisation à Vienne.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a pris une "bonne décision", a indiqué de son côté le puissant ministre saoudien du pétrole, Ali al-Nouaïmi, dont le pays était opposé à une réduction de la production du cartel.

En revanche, le ministre vénézuelien des Affaires étrangères, Rafael Ramirez, qui militait pour une importante réduction, a quitté la réunion le visage fermé, et refusant de répondre à la presse.

Alors que les prix du pétrole brut ont chuté de plus de 30% depuis juin, en raison d'une offre surabondante et d'une demande affaiblie, les pays de l'Opep devaient trancher entre une baisse de leur plafond de production collectif, figé depuis trois ans à 30 millions de barils par jour (près du tiers de l'offre pétrolière mondiale), ou un maintien éventuellement assorti d'un engagement à mieux respecter ce niveau.

Le Venezuela, dont les finances sont exsangues et qui souffre particulièrement de l'effondrement des cours, avait mené ouvertement campagne en faveur d'une réduction de l'offre du cartel. Mais plusieurs pays du Golfe, Arabie saoudite en tête, avaient rejeté cette option, estimant que le marché finirait par se stabiliser tôt ou tard.

Première femme à la tête de l'Opep

Par ailleurs, la ministre nigeriane des ressources pétrolières, Diezani Alison-Madueke, est devenue la première femme nommée à la présidence tournante de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), dont la création remonte à 1960.

Les pays de l'Opep ont élu la ministre à la présidence du cartel pour un an à compter du 1er janvier prochain, a indiqué le secrétariat général de l'organisation dans un communiqué.

Elle est la première femme à assumer ce poste essentiellement honorifique, au sein d'une organisation toujours très largement masculine.

L'autre poste clef de l'organisation, celui de secrétaire général, reste quant à lui occupé par un homme depuis sa création : l'actuel occupant, le Libyen Abdallah El-Badri, en place depuis 2007, et dont le mandat a déjà été prolongé à de multiples reprises, faute d'accord sur un successeur, a été reconduit ce jeudi jusqu'à la fin 2015.

/ATS


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