L'UE et le Canada scellent leur accord de libre-échange

L'Union européenne et le Canada ont conclu vendredi leur accord de libre-échange, a annoncé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso aux côtés du Premier ministre canadien Stephen Harper. Négocié depuis 2009, cet accord est censé accroître de plus de 20% les échanges commerciaux entre les deux zones, .

Il "ouvre une nouvelle page dans les relations entre l'UE et le Canada", a affirmé M. Barroso lors d'une conférence de presse à Bruxelles, saluant "le premier accord de libre-échange avec un pays du G8". M. Harper a, lui, parlé d'un "grand moment" et d'un "accord historique" pour son pays, qui va accéder à un marché de 500 millions de consommateurs.

Cet accord "est ce qui se fait de mieux en matière d'accord (...), il créera de nouvelles opportunités des deux côtés de l'Atlantique. Il accroîtra les échanges commerciaux et les investissements, générant ainsi croissance et emplois dans l'UE comme au Canada", a souligné la Commission, même si des "aspects techniques et juridiques" restent à finaliser.

Une fois entré en vigueur, l'accord de libre-échange dopera de 23% les échanges commerciaux entre les deux zones, soit près de 26 milliards d'euros (32,1 milliards de francs). Pour l'UE, cela se traduira par 12 milliards d'euros par an de produit intérieur brut, selon des chiffres avancés par Bruxelles.

Détails encore inconnus

Les détails de l'accord n'ont pas été dévoilés, mais ce dernier aborde dans les grandes lignes l'accès aux biens et aux services, la transparence et la protection des investissements, la coopération dans la réglementation ainsi que l'ouverture des marchés publics.

Avant d'arriver à cet accord, Européens et Canadiens ont négocié pendant quatre ans. Nombre de questions ont donné du fil à retordre aux négociateurs comme les médicaments génériques ou les services financiers. Mais c'est sur la question des produits laitiers et l'ouverture du marché européen au boeuf canadien que les deux parties se sont livrées à un bras de fer.

Au final, Ottawa a accepté de doubler le quota de fromage européen admis sans droits tarifaires, en échange d'un plus grand accès au marché européen pour les producteurs de boeuf canadiens.

/SERVICE


Actualisé le