L'UE salue la nomination de Roberto Azevedo à la tête de l'OMC

L'Union européenne a félicité mercredi le diplomate brésilien Roberto Azevedo pour sa désignation à la tête de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Sa nomination formelle interviendra la semaine prochaine lors d'une réunion du conseil plénier des 159 Etats membres."Au nom de l'UE, je tiens à adresser mes sincères félicitations à M. Carvalho de Azevedo. Une OMC forte exige un Directeur général fort", a affirmé le commissaire européen chargé du Commerce, Karel De Gucht.Selon des diplomates, les pays de l'Union européenne, qui représentent un bloc de 28 voix (UE+Croatie), étaient au départ divisés sur le nom du successeur de M. Lamy. Les pays du Sud, comme l'Espagne, le Portugal et l'Italie, se seraient prononcés pour le Brésilien, alors qu'un autre groupe emmené par le Royaume-Uni était favorable au Mexicain Herminio Blanco.Sortir de l'impasseSelon M. De Gucht, M. Azevedo qui était représentant du Brésil auprès de l'OMC depuis 2008, dispose des qualités nécessaires pour sortir de l'impasse des négociations commerciales du cycle de Doha en panne depuis 2001."À cet égard, une première étape cruciale sera la prochaine Conférence ministérielle de l'OMC à Bali (en décembre) qui vise à obtenir des résultats sur la facilitation du commerce, de l'agriculture et un certain nombre de questions de développement", a souligné le commissaire européen."Un succès à Bali enverra au monde un signal important sur le rôle crucial de l'OMC et sur l'importance du système commercial multilatéral qu'il représente", a ajouté M. De Gucht. Hommage à Pascal LamyM. De Gucht a également rendu un hommage appuyé à Pascal Lamy qui dirigeait l'organisation depuis huit ans.Depuis la création de l'OMC le 1er janvier 1995, un Irlandais, un Italien, un Néo-Zélandais, un Thaïlandais et un Français ont successivement occupé le fauteuil de directeur général. Les pays du sud estimaient que leur heure était venue et neuf candidats se sont présentés.Grincements de dentsLa sélection ne s'est pas effectuée sans quelques grincements de dents, certains diplomates à Genève faisant valoir que le choix final entre deux représentants du même continent montrait que peu de cas avait été fait des représentants d'Asie et d'Afrique. /SERVICE


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