La Bourse de New York bat de nouveaux records historiques

La Bourse de New York a battu de nouveaux records historiques jeudi. Elle a été dopée par des commentaires du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, rassurant le marché sur la poursuite d'une politique monétaire très accommodante.

Selon les résultats définitifs à la clôture, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average s'est envolé de 1,11% (ou 169,26 points) à un nouveau sommet de 15'460,92 points, tout comme l'indice élargi Standard & Poor's 500 qui a grimpé de 1,36% (+22,40 points) à 1675,02 points, un niveau jamais atteint en clôture auparavant.

Le Dow Jones a ainsi dépassé son précédent record en clôture, atteint le 28 mai, à 15'409,39 points, le S&P 500 surpassant un zénith atteint le 21 mai, à 1669,16 points. Le Nasdaq, à dominante technologique, s'est élevé quant à lui à son plus haut niveau depuis le 29 septembre 2000, à 3578,30 points (+1,63% ou 57,54 points).

Dans le sillage de ses homologues mondiales, la place new-yorkaise a applaudi jeudi des propos tenus la veille par le patron de la Fed assurant les investisseurs du maintien d'une politique monétaire particulièrement favorable aux marchés financiers.

Au vu de la situation actuelle de l'emploi et de l'inflation aux Etats-Unis, encore éloignés des objectifs de l'institution, M. Bernanke a estimé qu'"une politique monétaire hautement accommodante (était) nécessaire pour l'économie américaine".

Coup de fouet aux achats d'actions

Par ces mots, le banquier central a redonné un coup de fouet aux achats d'actions, stimulés par les injections de liquidités énormes de l'institution chaque mois, en "laissant entendre aux investisseurs qu'ils pouvaient revenir sur le marché en toute sécurité", sans que la béquille de l'argent facile de la Fed disparaisse du jour au lendemain, a expliqué William Lynch, stratège chez Hinsdale Associates.

M. Bernanke avait mis un terme provisoire à la course historique de Wall Street et ébranlé les Bourses mondiales en évoquant fin mai un éventuel ralentissement de son soutien à l'économie dans les prochains mois.

Le marché a largement ignoré la hausse plus importante que prévu des nouvelles demandes d'allocations chômage aux Etats-Unis pendant la semaine close le 6 juillet, tout comme la nouvelle baisse en juin, pour le quatrième mois d'affilée, des prix des produits importés aux Etats-Unis.

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