La Fed continue à réduire son soutien monétaire

La Réserve fédérale américaine (Fed) s'est montrée plus optimiste sur l'état de l'économie américaine mercredi. Son Comité de politique monétaire (FOMC) a décidé de diminuer de 10 milliards de dollars supplémentaires ses injections mensuelles de liquidités à l'activité américaine.

Ceci étant dit, à l'issue d'une réunion de politique monétaire étalée sur deux jours, la Fed s'est également une nouvelle fois montrée préoccupée par une situation de sous-utilisation des capacités sur le marché de travail.

"Les conditions sur le marché du travail se sont améliorées, avec une nouvelle baisse du taux de chômage. Cependant, une série d'indicateurs relatifs au marché du travail suggère une sous-utilisation significative des ressources", estime la Fed dans un communiqué. Ce constat l'a amenée à réaffirmer qu'il n'y avait aucune urgence à relever les taux d'intérêt.

Programme de 25 milliards

Comme prévu, la banque centrale de la première puissance économique mondiale a ramené le montant mensuel de son programme d'assouplissement quantitatif ("QE3"), censé stimuler la conjoncture, à 25 milliards de dollars, contre 35 milliards précédemment.

La Fed semble ainsi bien partie pour terminer ce programme d'ici l'automne. Sur ce total de 25 milliards, 15 milliards seront désormais consacrés à des rachats d'emprunts du Trésor américain et 10 milliards à des rachats d'actifs adossés à des crédits immobiliers (MBS).

Probable hausse des prix

En matière d'inflation, le comité de politique monétaire estime désormais que "la probabilité de voir la hausse des prix à la consommation rester durablement sous les 2% a quelque peu diminué". La Fed était précédemment d'avis que l'inflation "évoluait sous" son objectif.

Certains analystes pensent que le constat d'une amélioration du marché du travail et de l'inflation ouvre la voie vers une hausse des taux plus rapidement que prévu. "Cela fait basculer la possibilité d'un relèvement des taux vers le deuxième trimestre 2015 plutôt que le troisième", a déclaré Bricklin Dwyer, économiste chez BNP Paribas.

/ATS


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