Le patron de la filiale de Swisscom Fastweb acquitté

Le fondateur de la filiale italienne de Swisscom Fastweb, Silvio Scaglia, a été acquitté dans une vaste affaire de blanchiment d'argent et fraude fiscale. Le géant bleu a fait part de son soulagement.

Le directeur opérationnel de l'entreprise milanaise, Roberto Contin, et l'ex-chef des finances, Mario Rossetti, ont aussi été acquittés par le Tribunal pénal de Rome. Il s'agit toutefois d'un jugement de première instance. Le ministère public italien se réserve le droit de faire appel.

Le tribunal a prononcé jeudi soir sept acquittements et dix-huit condamnations dans cette affaire. L'entrepreneur Gennaro Mokbel, cerveau présumé de la fraude, a écopé de la peine la plus lourde, soit quinze ans d'emprisonnement.

Selon l'accusation, Telecom Italia Sparkle et Fastweb vendaient, fausses factures à l'appui, des services téléphoniques jamais fournis à une société de complaisance au Royaume-Uni.

La somme encaissée était ensuite transférée à des sociétés écran en Italie, puis au Panama. Les groupes de télécommunication encaissaient au passage une commission et facturaient la TVA, sans la reverser à l'Etat italien.

L'argent revenait ensuite à la société de départ et ainsi de suite. Après plusieurs tours de "manège", ce sont environ 2 milliards d'euros (2,5 milliards de francs) d'argent sale qui auraient été blanchis.

Swisscom victime

Fastweb et par conséquent Swisscom se sont toujours considérés comme des victimes et non des comme des coupables dans cette affaire. "Swisscom est heureux de ce jugement", a indiqué à l'ats le porte-parole de l'opérateur Carsten Roetz.

Le ministère public avait requis sept ans de prison contre Silvio Scaglia, l'homme qui a vendu Fastweb à Swisscom en 2007, et six ans contre Roberto Contin. La défense demandait pour sa part l'acquittement. "Pour moi, c'est un cauchemar qui prend fin", a déclaré Silvio Scaglia, l'un des hommes les plus riches d'Italie, à la sortie du tribunal.

/SERVICE


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