Le phénomène Daïka dépasse désormais les frontières

Après avoir fait fondre le public suisse, la jeune chienne Daïka, mascotte des gardes-frontière genevois, est en passe de devenir une star internationale. L'émission de télévision française "30 millions d'amis" souhaite lui consacrer un reportage, a indiqué mardi à l'ats le porte-parole des gardes-frontière, Michel Bachar.

Daïka va bientôt avoir sept mois. Elle poursuit une formation de deux ans aux côtés de sa maîtresse Sabrina pour être plus tard une spécialiste de la recherche de produits stupéfiants et de personnes ayant pris la fuite. L'entraînement est loin d'être facile et les sessions de travail sont quotidiennes.

Sabrina utilise un boudin en tissu imprégné des odeurs que la chienne devra retrouver sur le terrain une fois formée. Ce boudin est pris comme un jouet par l'animal. Plus ce dernier a un caractère joueur, plus il deviendra bon dans les tâches qui lui seront confiées.

Daïka a été utilisée par les gardes-frontière pour une campagne de promotion de leur métier l'automne passé. Le succès a été immédiat et a dépassé toutes les espérances, a souligné M.Bachar. Avant la campagne, le site Facebook des gardes-frontière genevois comptait 565 abonnés. Aujourd'hui, ce nombre s'élève à 2330.

En plein dans la cible

Ceux qui aiment le plus l'histoire du jeune berger allemand sont les Zurichois et la tranche d'âge des 25-35 ans. "Nous sommes parfaitement dans le public que nous voulons cibler", a souligné M. Bachar. Sur Google, il suffit de taper le nom de Daïka pour qu'apparaisse immédiatement accolé à lui celui des gardes-frontière.

M. Bachar ne compte plus le nombre d'articles publié sur la jeune chienne dans la presse suisse et de France voisine. Les grandes affiches où apparaît Daïka se sont souvent arrachées. Celles qui étaient placardées aux postes de douane ont disparu et il n'en reste plus qu'une à Pierre-à-Bochet (GE), protégée par une vitre.

Cette campagne de promotion n'est ironiquement pas le fruit d'une société de communication. "L'idée d'utiliser un jeune chien en formation pour vendre le métier de garde-frontière provient de l'un de nos collaborateurs", a noté M. Bachar. La Confédération a ainsi pu faire une économie de 100'000 francs.

/ATS


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