Le président du brésilien Vale défend les atouts de la Suisse

Le président du conseil d'administration de Vale International Fidel Blanco défend les atouts de la Suisse. Installé depuis 2006 à St-Prex (VD), le groupe brésilien veut adopter une politique plus transparente et ouverte.

"Ce n'est pas seulement une question fiscale", a affirmé jeudi soir à un groupe de journalistes le nouveau président du conseil d'administration de la troisième entreprise minière au monde (après BHP-Billiton et Rio Tinto), la première pour le minerai de fer et la deuxième pour le nickel.

Il a mentionné la stabilité de la Suisse, ses infrastructures, la proximité de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et de grandes ONG, les ressources humaines.

"Il fallait avoir une tête de pont pour être proche de nos clients en Europe. La Suisse occupe une position centrale pour coordonner nos opérations entre l'Asie et l'Amérique latine", a relevé Fidel Blanco.

"Accusations absurdes contre la Suisse"

Le groupe emploie 92 personnes dans son immeuble de St-Prex, achevé pour 50 millions de francs en 2009 et conçu pour 300 personnes. Le bâtiment est trop grand. "Si nous retrouvons un cycle de croissance comparable à celui de 2006 à 2008, nous pourrions engager davantage de monde" en Suisse, a indiqué Fidel Blanco.

"Il y a des accusations absurdes contre la Suisse. C'est une bagarre mondiale pour attirer les multinationales, nous sommes courtisés par tous les pays, il y a de la jalousie", a noté Fidel Blanco.

Le nouveau président, de nationalité uruguayenne, qui a succédé début juillet à Renato Neves, affirme que la page du différend fiscal avec la Suisse est définitivement tournée. Vale avait défrayé la chronique en raison de ses démêlés avec les impôts et des exonérations fiscales.

Social et environnement

Au chapitre des questions sociales et écologiques, le nouveau patron de Vale a convenu que "les gouvernements et ONG posent des questions légitimes sur la façon dont nous développons nos activités", a déclaré Fidel Blanco.

"Nous sommes conscients que nous avons un rôle à jouer dans le développement durable. Il faut agir proactivement", a indiqué le représentant de Vale qui emploie 130'000 personnes dans 30 pays.

Le chef du département Europe-Amérique du Nord des affaires institutionnelles Marcio Senne de Moraes a précisé que Vale a dépensé 1,3 milliard de dollars en 2012 pour la protection de l'environnement et le développement social.

Le groupe produit chaque année 300 millions de tonnes de minerai de fer, l'équivalent de 300 millions de voitures.

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