Les salaires des dirigeants d'UBS largement approuvés approuvés

Les salaires des dirigeants d'UBS ont largement passé la rampe jeudi à Zurich lors de l'assemblée générale de la banque. Les actionnaires ont approuvé par 82,54% des voix représentées le rapport sur les rémunérations du numéro un bancaire helvétique.Lors de l'assemblée générale de 2012, pas moins de 40% des actionnaires avaient refusé en vote consultatif le rapport sur les rémunérations. En 2011, ils étaient 36% à avoir exprimé un vote négatif.Le rapport annuel a reçu l'aval de l'assemblée par 99,05% des voix. Plombée par des charges de restructuration et des provisions liées au scandale du Libor, la banque a clôturé l'exercice 2012 sur une perte de 2,51 milliards de francs, après un bénéfice de 4,1 milliards un an plus tôt.Vives critiques des bonusUne quarantaine d'intervenants ont toutefois vivement critiqué sur le podium les salaires et bonus octroyés aux responsables. Pour rappel, en 2012, l'enveloppe globale des membres de la direction s'est montée à 70,4 millions de francs, après 70,1 millions en 2011.Le directeur général d'UBS, Sergio Ermotti, a perçu au total 8,9 millions de francs. Derrière lui, Robert McCann, directeur de la gestion de fortune dans les Amériques a obtenu au total 8,6 millions.Le président du conseil d'administration Axel Weber, en fonction depuis mai 2012, a gagné 3,6 millions de francs, plus 2 millions et 200'000 actions UBS de prime d'arrivée. Son prédécesseur Kaspar Villliger a reçu quant à lui 0,6 million.Exercice "couronné de succès"Axel Weber a ouvert l'assemblée au terme de sa première année à la présidence de l'établissement. "L'année a été riche en événements et ne s'est pas déroulée sans revers ni déceptions", a-t-il déclaré. Il a par ailleurs été réélu par 94,67% des voix.Désignant l'exercice comme "couronné de succès" dans l'ensemble, l'Allemand a évoqué ses priorités. Regagner la confiance perdue était et reste décisif, a-t-il réitéré. Pour assurer la réussite future, il n'y a, à son avis, aucune autre alternative que de "maîtriser le passé en y mettant systématiquement de l'ordre". /SERVICE


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