Nestlé accuse une baisse de ses performances au premier semestre

Nestlé a subi aussi bien une baisse de son bénéfice que de ses ventes au premier semestre. Alors que le résultat net du géant alimentaire vaudois se contractait à 4,6 milliards de francs (contre 5,1 milliards un an auparavant), son chiffre d'affaires s'est replié de 4,8%, à 43 milliards.

La force du franc suisse a continué à avoir un impact négatif important sur les recettes, de l'ordre de 8,8%, a déploré jeudi le groupe. Au niveau opérationnel, le résultat EBIT s'est lui aussi tassé à 6,4 milliards de francs, contre 6,8 milliards au premier semestre 2013.

L'administrateur délégué de Nestlé Paul Bulcke s'est néanmoins réjoui, dans le communiqué, d'une "croissance organique solide et générale (4,7%), portée par la croissance interne réelle (2,9%) et l'adaptation des prix (1,8%), dans un environnement commercial qui reste encore très volatil".

Le Belge a précisé que la société prévoyait de lancer un programme de rachat d'actions de l'ordre de 8 milliards de francs, qui débutera cette année et se poursuivra en 2015. Soumise aux conditions du marché, cette opération est en ligne avec la politique de Nestlé "visant à maintenir notre notation financière actuelle".

Surgelés et glaces sous pression

Au niveau des régions, la zone Amériques a généré des recettes de 12,5 milliards de francs, alors que les croissances organique et interne y atteignaient respectivement 4,9% et 1,7%. En Amérique du Nord, l'environnement commercial est demeuré faible.

Les catégories produits surgelés et glaces ont notamment continué à être mises sous pression. A l'inverse, l'Amérique du Sud a été le théâtre d'une croissance à deux chiffres, portée par une adaptation des prix.

Deuxième marché de Nestlé en termes de ventes (8,9 milliards), la zone Asie, Océanie et Afrique a crû de 4,7% au niveau organique et de 1,9% au niveau interne. Aussi bien les marchés émergents que développés se sont bien comportés.

Par contre, le groupe déplore les impacts négatifs, dans certaines régions, de la déflation et des instabilités politiques. Toujours sous pression en Chine, le groupe vaudois y voit "les fondamentaux s'améliorer".

/ATS


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